premium 1
premium 1
Beyonce et Jay-Z au Louvre

Au Louvre, Beyoncé et Jay-Z inspirent un nouveau parcours de visite

Le 11 juill. 2018

Après Da Vinci Code et will.i.am, c’est au tour du couple star The Carters, aka Beyoncé et Jay-Z, de faire l’objet d’une visite thématique dédiée au Louvre. On y retrouve les 17 œuvres présentes dans leur dernier clip à succès « Apeshit ».

Pour célébrer la résurrection* de leur amour et le crier à la face du monde, Beyoncé et Jay-Z ont cette fois poussé leur mégalomanie jusqu’à Paris, en témoigne « Apeshit », titre phare de leur dernier album « Everything is Love », dévoilé en juin dernier et déjà visionné plus de 68 millions de fois. 

*Instant people : pour ceux et celles qui n’auraient pas suivi l’affaire, tout n’a pas toujours été rose entre les deux époux. Entre les tubes « Crazy in love » (2003) et « Lemonade » (2016) chantés par la diva, Jay-Z serait en effet allé fricoter ailleurs... Avec leur dernier album, ils annoncent la couleur : cette époque est bel et bien révolue. Ils sont plus amoureux, plus riches et plus puissants que jamais. Et quoi de mieux qu’une idylle dans le musée le plus fréquenté du monde pour faire passer le message ?

Dans un film de 6 minutes dopé à l’amour, à l’égo trip et à la culture noire, les deux artistes se pavanent dans les allées du Louvre au gré de ses plus grands chef-d’œuvres. Main dans la main et fiers devant La Victoire de Samothrace et la Vénus de Milo (deux statues datant de l’époque hellénistique), elle, insolente et ondulant des hanches devant le Sacre de Napoléon, lui en freestyle devant le Radeau de la Méduse… Ils sont indétrônables, peuvent tout se permettre et le font savoir. « Les rageurs vont rager », si ce n’est pas déjà fait.

Attirer les plus jeunes dans les musées à coups de culture pop

Face au succès attendu du hit et pour toucher un public plus jeune, le Musée du Louvre a ressorti la vieille recette du parcours thématique. Au menu : une visite d’une heure et demie, revenant sur les 17 œuvres filmées dans le clip. Sur les traces du famous couple, l’institution espère ainsi intéresser les visiteurs à l'histoire de ses pièces les plus célèbres, en marchant.

Sur le site, la chronologie du parcours est expliquée. Une véritable course d'orientation :

« Sous la pyramide, prenez la direction Denon. Après le contrôle, allez tout droit et montez les marches. Prenez l’escalier en colimaçon sur votre droite pour arriver dans la salle du Manège (salle 183). Montez la volée de marche vers la droite et traversez la galerie Daru (salle 406-0-Denon). »

Auparavant, d’autres parcours annexes avaient déjà été ouverts par le musée : l’un avait été dévoilé après la sortie de « Da Vinci Code » (les visiteurs pouvaient suivre l’enquête du best-seller de salle en salle), le second dédié au rappeur will.i.am, avait été dévoilé après la sortie de son clip « Mona Lisa Smile » en 2010, lui aussi tourné dans l’enceinte du musée. On pouvait y voir l’artiste détourner des peintures célèbres en remplaçant certains de leurs protagonistes.

Certains voient là un effort de démocratisation de la culture vis-à-vis des plus jeunes, d’autres remettent en cause la « trivialité » avec laquelle le musée tente de les attirer dans ses filets, à commencer par Nicolas Vidal, fondateur du média culturel Putsch. Dans un édito publié le 10 juillet, il exprimait son regret quant à l’image dépréciative véhiculée par le musée.

« Plus grave, certain(e)s se réjouissent déjà que le musée du Louvre, grâce aux gesticulations grossières du couple Carter, gagne en légitimité et en visibilité auprès des jeunes publics et puisse les convertir enfin à l’admiration pour les grandes œuvres. Que Nenni ! On miserait donc sur des millions d’albums vendus et de vues sur YouTube pour intéresser les jeunes générations au Louvre ? »

L'art, c'était mieux avant (quand c'était chiant) ?

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.