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elevage poissons

Nourrir les animaux avec de la pollution

L'ADN
Le 13 nov. 2017

Une fois fermenté, le dioxyde de carbone peut potentiellement nourrir une vaste typologie d'élevages. C’est d’ailleurs le fonds de commerce NovoNutrients, une société qui convertit CO2 en aliments pour animaux.

Similaire aux techniques de fermentation naturelles utilisées pour la bière, le vin ou encore le fromage, celle de NovoNutrients s’attache en revanche à capturer et à transformer du CO2 et d’autres formes de déchets de carbone en nourriture animale, et notamment à destination des élevages de porcs, de volailles et d’aquaculture. 

« Pendant la fermentation, un consortium de micro-organismes unicellulaires, sans OGM, fonctionne en symbiose pour fixer le dioxyde de carbone, en le convertissant en blocs de construction organiques utilisables pour la croissance et la reproduction. », peut-on lire sur le site. Ces microorganismes sont mêmes capables de produire des composés organiques complexes comme des protéines, des graisses ou des glucides.

Pouvant traiter des millions de tonnes de CO2 par an, la technique de fermentation de NovoNutrients a non seulement pour avantage de réduire considérablement les émissions de carbone mais se place aussi comme une alternative aux farines animales et notamment celles constituées de poisson, une démarche en économie circulaire qui soutient par ce biais les élevages de poissons naturels qui peinent à subsister.

Transformer la pollution en denrées naturelles : un process qui mériterait d’être exploité à grande échelle et qui rappelle l’initiative de la société Tiger Beer. L’année dernière, la marque de bière avait eu l’idée de transformer les émissions de pot d’échappement et de cheminées en encre à dessiner.

 

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