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3 personnes en train de faire passer un entretien à un homme

Soft skills : comment doper son éloquence (quand on est timide ou introverti)

Le 13 févr. 2019

Qu’il s’agisse de se présenter en entretien d’embauche, de pitcher une idée ou de soutenir un appel d’offre, l’éloquence est une compétence recherchée dans le monde professionnel. Vous n’êtes pas à l’aise à l’oral ? Suivez le guide.

Dans une société où les communications se font essentiellement à l’écrit (mails, messageries, réseaux sociaux), l’oral prend sa revanche et retrouve sa place parmi les compétences plébiscitées par les entreprises. Entretien d’embauche, réunion ou présentation professionnelle, savoir s’exprimer à l’oral est déterminant dans la vie professionnelle, et peut même ouvrir quelques portes supplémentaires.

Les entreprises plébiscitent l’éloquence dans les soft skills recherchées chez un candidat. Certaines organisent même leur propre concours interne d’éloquence, comme Orange. L’année dernière, une centaine de collaborateurs se sont opposés sur différents thèmes (« déconnecter est-il un nouveau luxe? », « l'émotion, talon d'Achille de l'intelligence artificielle » ou encore « les réseaux sociaux, tous narcissiques? ... ») « Cette initiative nous permet de former nos collaborateurs à la prise de parole d'une façon moins académique. Les sujets abordés les incitent aussi à la curiosité et à sortir des sentiers battus », explique Sophie Boumendil, responsable de l'École de la Com d'Orange, au Figaro. Une façon de repérer les talents aussi.

Mais comment faire lorsque la perspective de prendre la parole suscite mains moites, rougissement et voix qui tremble ? Les conseils de Laura Sibony, fondatrice de l’École de la parole.

Oser se lancer

« C’est en pratiquant que l’on apprend. Le meilleur moyen de lutter contre le stress d’une prise de parole, c’est de se jeter à l’eau ! » résume Laura Sibony, elle-même ancienne timide. « Les premières secondes sont capitales, elles déterminent la première impression que les gens ont de nous. Il est donc nécessaire de prendre le temps de respirer, de regarder, de se poser et d’exister avant de se lancer. »

Travailler la forme pour être dans les meilleures conditions

Où se placer sur scène, comment se tenir, que faire de ses mains, où regarder, comment poser sa voix et appuyer sur les phrases clé… Tous ces éléments se travaillent, seul ou accompagné. « Un bon orateur c’est celui qui est capable de dire “à vos souhaits” à la personne qui vient d’éternuer dans le public puis de reprendre le fil de son discours. Il est en lien avec son public », explique encore Laura Sibony. « Pas d’éloquence possible sans une parole totalement libre », note de son côté Stéphane André, fondateur de l’École de l’art oratoire. Quitte à entrer dans la peau d’un personnage. « Une méthode qui fonctionne bien est de forcer un peu le trait, en parlant plus fort que d’habitude ou en s’obligeant à se tenir bien droit et à regarder le public dans les yeux », poursuit Laura Sibony.

Soigner le fond sans être lourd

Organiser ses idées, construire le fil logique de son discours et travailler ses arguments, okay, mais sans tomber dans l’exercice rhétorique littéraire. « L’éloquence n’est pas la servante de la rhétorique. Elle la réinvente ou l’invente du haut des tribunes », souligne Stéphane André. « Pas besoin de faire de belles formules. Un discours n’est pas un exercice littéraire mais un exercice de synthèse et de clarté, abonde Laura Sibony. Mon conseil est de bien avoir en tête son premier argument, avec son illustration, puis de passer au deuxième, puis au troisième et ainsi de suite. » Pour les prendre un par un et ne pas se sentir écrasé par le poids de son texte.

En cas de malaise, optez pour la franchise

Le blanc ou la langue qui fourche et bafouille, cela arrive à tous même aux meilleurs. Pour ne pas faire de ce petit trouble un immense moment de gêne, le mieux est encore de ne pas chercher à dissimuler son malaise. « Les blancs, c’est ce qui fait le plus peur. Mais il n’y a aucun problème à être émotif sur scène et à en parler, assure Laura Sibony. On peut dire ce que l’on ressent, on peut tout à fait dire qu’on n’a pas l’habitude de cet exercice et qu’on a le coeur qui bat très fort. C’est généralement bien compris du public et cela crée de l’empathie. »

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