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Qui s’intéresse aux voitures autonomes ?

Le 27 févr. 2017

L’engouement pour les véhicules autonomes dépasse le seul secteur automobile. La technologie passionne autant qu’elle inquiète : sécurité, éthique, intelligence artificielle… Aubaine technologique ou danger ?

Initialement destiné à l’électroménager et l’électronique grand public, l’édition 2017 du CES à Las Vegas ressemblait davantage à un salon de l’automobile autonome. Tesla, Google et Uber font figure d’exemples pour tout un marché et sont souvent les plus reconnus par le grand public. Quantcast, entreprise spécialisée dans la mesure d’audience, nous livre une étude Search sur l’intérêt du grand public pour ces véhicules qui se conduisent tous seuls, afin de déterminer le profil des intéressés et potentiels acheteurs futurs.

La voiture autonome intéresse les jeunes hommes aisés

L’internaute intéressé par les véhicules autonomes est un homme âgé de 18 à 35 ans, diplômé d’études supérieures et qui gagne plus de 50K$ par an. Quantcast différencie les internautes qui font des recherches sur la voiture autonome en deux catégories : ceux qui se sentent concernés par la sécurité et ceux qui se passionnent pour la technologie.

Les internautes concernés par la sécurité ne sont pas les plus jeunes

Une étude de Deloitte a révélé que 74% des Américains se déclarent concernés par la sécurité des véhicules autonomes. D’après Quantcast, les internautes qui ont fait des recherches en lien avec la sûreté de la technologie sont en moyenne âgés de 45 ans et plus, ont des revenus confortables (plus de 100K$ annuels), et sont diplômés d’universités ou de grandes écoles. Ils sont plus susceptibles de posséder une Volvo, une Audi ou une Subaru, des véhicules milieu-de-gamme. Enfin, beaucoup d’entre eux travaillent pour le gouvernement, la justice ou dans le marketing.

Ceux qui s’intéressent à l’automobile autonome sont plutôt aisés et à la pointe de la technologie

Les internautes qui font des recherches en lien avec l’aspect technologique des véhicules autonomes sont en majorité des hommes, de 18 à 44 ans, gagnant plus de 50K$ annuels, et diplômés du supérieur. Ils sont plus à même de posséder un modèle des constructeurs Tesla, Porsche ou Lexus, plus haut de gamme. Ils occupent généralement des postes d’ingénieurs, de consultants ou travaillent dans le corps médical : ils sont indépendants, bien souvent dans le secteur privé.

La voiture autonome est une technologie encore balbutiante

La technologie avance à vitesse grand V mais n’en est qu’à ses débuts. Si l’on peut être enthousiasmé par un monde sans polluants et sans embouteillages, des questions d’éthiques se posent, par exemple : qui de l’Homme ou de la voiture est responsable en cas d’accident ? Chacun peut s’interroger, car l’Homme devra probablement se passer d’arbitrage au profit d’une machine. L’étude de Quantcast montre les questions soulevées par le véhicule autonome dans l’opinion publique américaine. De ce côté-ci de l’Hexagone, selon Deloitte, 77% des Français préfèrent les automobiles bien équipées et facilitant la conduite aux voitures totalement autonomes. Quelques années semblent donc encore nécessaires pour que nous puissions accepter les véhicules capables de se passer de conducteur…

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