momo

Le Brexit, la pub, et Maurice Lévy

Le 27 juin 2016

Le Brexit est sur toutes les lèvres, y compris sur celles de l’industrie publicitaire. Qu’il s’agisse des agences, des annonceurs comme Ryanair ou de Maurice Lévy himself, les implications ne laissent pas insensibles.

La semaine dernière, le Royaume-Uni s’est prononcé en faveur du Brexit et a donc officialisé sa sortie de l’Union Européenne. Véritable chamboulement politique, il ne laisse personne indifférent dans l’univers de la communication et de la publicité.

Ainsi, les performances financières de plusieurs agences s’en trouvent directement impactées, comme l’explique Business Insider. Sir Martin Sorrell, CEO de WPP explique que « le moins que l’on puisse dire, c’est que le Brexit n’est pas une bonne nouvelle ». Il prédit ainsi un processus de décision ralenti, et une activité plus timide. Avant les résultats du scrutin, il expliquait l’impact qu’une sortie de l’UE aurait sur l’agence, notamment en Europe Occidentale continentale. De son côté, Michael Roth, d’IPG, évoque une « volatilité » du marché sur le court terme, mais pense que les choses devraient revenir à la normale. En attendant, voici quelques graphiques équivoques…

De son côté, Maurice Lévy, qui a rarement la langue dans sa poche, était certain que l’issue du vote serait tout autre. Celui qui s’est décrit « choqué » par le résultat n’a pas hésité à s’exprimer sur le sujet. « J’ai eu l’impression que mes jambes se dérobaient », a-t-il déclaré. « C’est une nouvelle terrible, terrible pour le futur de l’Europe, pour le futur du Royaume-Uni. Je pense que le Royaume-Uni va davantage souffrir que l’Europe ». Cependant, en ce qui concerne Publicis, il ne craint pas de conséquences trop importantes. « Nous payons nos employés et nos charges, le tout en livres sterling. Les conséquences se limiteront donc au profit lié au Royaume-Uni ». D’un point de vue psychologique en revanche, il pense que cela sera plus compliqué sur le long terme. Il a donc choisi d’écrire une lettre afin de rassurer les équipes de Publicis basées au Royaume-Uni.

Enfin, dans le camp des pro-Europe, nous retrouvons Ryanair. La compagnie aérienne s’était d’ailleurs emballée un peu trop vite en annonçant prématurément la victoire du « Remain » avec une publicité promotionnelle…

 

Mais Ryanair a réussi à rebondir rapidement au résultat que peu attendaient. En reprenant le célèbre visuel « hear no evil, see no evil, speak no evil » où les têtes des singes ont été remplacées par celles de Nigel Farage, Boris Johnson et Michael Gove, l’entreprise propose des ventes express pour tous ceux qui voudraient s’évader pour un petit séjour en Europe. Les déçus du scrutin ont dû apprécier… On se console comme on peut !

 

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