Le coronavirus fait baisser les émissions de carbone de la Chine

Et on se demande si la seule solution pour résoudre la crise environnementale est une pandémie ?

70% de vols intérieurs en moins, 36% de dioxyde d’azote en moins par rapport à l’année précédente, une utilisation du charbon au plus bas depuis 4 ans, une production d’acier de retour aux niveaux d’il y 5 ans, des raffineries de pétrole qui atteignent leur plus faible niveau d’exploitation depuis 2015... ce ne sont pas les résultats d’une politique environnementale radicale mais les effets du coronavirus en Chine.

Un pays qui tourne au ralenti

Une étude menée par Carbon Brief révèle les effets de l’épidémie de coronavirus Covid-19 sur la pollution en Chine. Le 18 février 2020, le bilan humain avoisinait les 1 900 morts en Chine. Pour endiguer la crise sanitaire, le pays tourne au ralenti. Et les images des immenses villes fantômes ont fait le tour du monde.

Un état de confinement qui permet au plus gros émetteur de CO2 du monde de faire chuter son impact environnemental. D’après Carbon Brief, l’épidémie a déjà pour conséquence une réduction de 15 à 40% de la production de certains secteurs clés de l’économie chinoise. L’étude annonce même une baisse d’au moins 25% des émissions de CO2 du pays sur les deux dernières semaines. Du jamais vu.

Un virus plus fort que les instances internationales

Sur LinkedIn, Jean-Marc Jancovici, Président du think tank The Shift Project, ironise sur la puissance du virus face aux instances internationales. En matière de baisse du CO2, « le coronavirus gagne par KO debout » écrit-il. Il faut bien avouer que ni les rapports du GIEC, ni les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies, ni les entreprises hyper engagées, ni les programmes politiques n’ont obtenu de tels résultats.

Mais même une épidémie de l’ampleur du coronavirus Covid-19 risque de ne pas suffire pour régler le vrai problème. En effet, l’étude de Carbon Brief rappelle que la baisse de consommation d’énergie des deux dernières semaines ne baisserait que d’un pourcent les émissions de carbone de la Chine. Alors on s’y remet !

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