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Film Japon

Un attentat au Japon inspire un film noir et surréaliste

Le 28 sept. 2017

Inspiré d’une secte ayant sévi au Japon au début des années 90, le film mêle surréalisme nippon et poésie galloise. Passez du côté obscur de la force.

Basé à Brooklyn, le réalisateur Noah Conopask dévoile ici sa vision d’une ville qui l’a complètement bouleversé. Nous sommes à Tokyo, les couleurs sont vibrantes, la nuit sombre « et pleine de terreurs », aurait-on pu entendre dans Game of Thrones. Et pour cause, le fait divers meurtrier dont s’est inspiré le cinéaste : « J'ai été incroyablement inspiré par le Japon et par tout ce que je voyais autour de moi visuellement. Les rues, les gens et la mode. J’y ai découvert ce culte à propos du Jugement dernier appelé Aum Shinrikyo. », explique-t-il.

Implantée au Japon à la fin des années 80, cette secte avait commis plusieurs actes criminels et est aujourd’hui principalement connue pour un attentat au gaz qu’elle a perpétré dans le métro tokyoïte en mars 1995. Bilan : 12 morts et plus de 5 500 blessés.

« Cela m'a fait penser aux poèmes de Dylan Thomas sur la vie et la mort. C'était quelque chose que je voulais faire vivre de façon cinématographique. J'ai eu cette vision de quelques membres du culte en train de se promener dans Tokyo. », poursuit le réalisateur.

Intitulé « And death shall have no dominion » (« Et la mort n'aura pas d'empire »), le poème gallois est ici récité en japonais et insuffle une aura de fin du monde au film. Non non, vous n’êtes pas dans Blade Runner !

Pour la traduction du poème, c’est par ici.

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