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Siffle pas ta mère

Le 27 janv. 2015

Everlast s'engage pour le respect des femmes et piège des dragueurs sans classe, si mauvais qu'ils en sifflent leur mère. Chopé ! Boludo !

Le harcèlement moral, on savait qu’il existait, tapi dans l’ombre d’un bureau et avalé par le déni ou la honte. Mais il existe aussi le harcèlement de rue. Il concerne toutes sortes d’agressions sexistes au quotidien, qu’elles prennent la forme de sifflements, de drague lourdingue, de remarques sexuelles et de violences physiques.

En Europe, la sonnette d'alarme a tout d’abord été tirée par plusieurs femmes qui ont pris l’initiative de sortir du silence et prouver que ces réflexions désobligeantes et offensantes n’ont pas à être acceptées par la gente féminine. L’une des premières fut Sofie Peeters, une femme belge qui grâce à une caméra fixée sur ses fesses avait prouvé en une journée l’intensité des remarques mais surtout l’irrespect monstrueux des hommes croisés sur son chemin. Depuis, de nombreuses vidéos du même type ont émergé, notamment à New-York, à Paris et d’autres grandes villes.

Tout aussi intelligent, le célèbre Tumblr Paye Ta Shnek, devenu depuis un livre, recensait grâce aux contributions de jeunes femmes, toutes les phrases entendues sur leur passage. Et l’imagination est au rendez-vous, allant des plus mignonnes « (…) J’ai déjà passé une bonne journée aujourd’hui, mais vous voir, ça me rend encore plus heureux », aux plus cracras « Je veux pas te draguer, je veux juste te niquer ».

Depuis, de nombreux collectifs se battent quotidiennement en menant des actions comme Stop au Harcèlement de Rue, le court-métrage antisexiste d’Eléonore Pourriat et le hashtag #Safedanslarue ont fait le buzz et les hommes ont également rejoint la cause, notamment l’illustrateur Thomas Mathieu et son Projet Crocodile. Car est-il vraiment utile de rappeler que les hommes n’agissent pas tous comme des cochons ?

La harcèlement de rue est un problème mondial puisqu’il s’est avéré toucher toutes les nationalités.

Et en fin d'année, c’est au Pérou que cela a fait le buzz. En effet, l'Amérique Latine est réputée pour ses hommes beaux-parleurs (chamuyeros, à prononcer "chamoucheros") mais aussi ses remarques et sifflements à tout va dans la rue qui font partie des nuisances sonores des villes.

Everlast a donc décidé de prendre position pour cette cause et de puncher un bon coup dans l’ego de ces hommes. Et quoi de mieux pour leur faire ressentir la honte de leur comportement que de faire intervenir leur « mama ». Les mamans d’harceleurs identifiés au préalable se sont prêtées au jeu : maquillées et pimpées elles deviennent méconnaissables au point que leur propre progéniture les siffle dans la rue. La vidéo est fortement mise en scène, mais c’est tout de même le savon assuré (même si on aurait préféré une bonne grosse fessée).

Everlast avait déjà réalisé en avril dernier une opération similaire en carjackant la voiture d'hommes qui insultaient les femmes au volant, avec la même voiture en gant de boxe et la star nationale, entraîneuse de volley-ball et grande gueule, Natalia Málaga.

 

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