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Se faire plumer par Moncler

Un reportage italien a récemment révélé que la marque de doudounes chics achète des plumes qui proviennent d'oies... plumées à vif.

Moncler, la marque italienne de doudounes haut-de-gamme, souffre d’une bien mauvaise publicité. En cause : un reportage italien, “Siamo tutti Oche” (“Nous sommes tous des oies”), réalisé par Sabrina Giannini et diffusé sur Rai 3. 

Les premières images montrent la nouvelle campagne de la marque, à son image : fashion et élégante. Un glamour bien vite rattrapé par la réalité des “secrets” de confection de ses doudounes : les images qui suivent révèlent que Moncler se fournit en partie en Hongrie, où les oies sont plumées à vif et à la chaîne dans un souci de rentabilité. Les ouvriers sont payés au noir et à la pièce. Les oies sont ensuite désinfectées, ou grossièrement suturées pour éviter les infections. Et oui, une oie vivante peut être plumée 3 à 4 fois par an… Une pratique condamnable pour sa cruauté, mais aussi bien discutable quand on connaît les marges réalisées par la marque.

En effet, en choisissant de délocaliser une partie de ses activités en Europe de l’Est, le prix de confection d’une doudoune Moncler avoisinerait les 40 euros (pour un prix de vente allant de 500 à 2 500 euros environ). Des activités assumées par le PDG de Moncler, Remo Ruffini, qui a toutefois déclaré ne rien avoir à faire avec des compagnies "qui travaillent de façon illégale et non acceptable". Paradoxal.

Moncler souffre déjà des retombées de cette affaire : le hashtag #SiamoTuttiOche a été créé pour appeler au boycott de la marque, et un an après son entrée en bourse, l’action a chuté jusqu’à se retrouver quasiment à son niveau d’introduction… Le plumeur s'est fait plumé !  

 

 

 

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