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Quand les rappeurs s’emparent d’Harry Potter

Le 22 févr. 2017

Que les fans s’enflamment : depuis quelques jours des remix à la sauce sorcier s’emparent de YouTube. Et c’est canon.

Tout a commencé au mois de janvier, quand le jeune artiste belge Yung Mavu a proposé une interprétation très personnelle du thème d’Harry Potter.

Yung Mavu - BLACK MAGIC ( Black Harry Potter )

Pour les non anglophones, Yung Mavu, grimé en un Harry Potter un peu moins lisse que l’original, fait l’apologie de Gryffondor, rend hommage à son « nigga » Dumbledore, et promet un sale quart d’heure à quiconque se mettrait en travers du chemin qui le mènerait au Vif d’Or.

Les références sont trop irrésistibles pour passer à côté. Cumulant déjà près de 4 millions de vues, la vidéo de Yung Mavu a inspiré d’autres amateurs à la babille affutée.

On retient la version d’Airo, un Draco Malfoy plus dark que nature, qui n’hésite pas à rapper son mépris des Moldus, à nous faire part de ses méfaits au sein de Poudlard, et à salir la mémoire de Cédric Diggory.

Airo - Draco Malfoy (Rap Answer to Yung Mavu/ Black Harry Potter) #Battle

Dernier à tirer sa baguette du jeu : Thibaut 2003. Une version française dans laquelle le jeune homme enchaîne les clins d’œil à l’univers du sorcier. A l’instar de Yung Mavu ou Airo, il n’hésite pas à écorner la candeur des livres pour y ajouter un peu plus de… piquant.

Thibaut 2003 - Hustlepuff (Harry Potter Freestyle)

Le jeune homme, qui fait de la musique depuis près de 10 ans, n’en est pas à son premier succès : sa vidéo « Look at my Daub », avec Pierre, de La Chaîne est Bonne, avait aussi eu son petit effet. « Quand j’ai vu que nos vidéos plaisaient, je me suis dit qu’il y avait peut-être quelque chose à faire. Mixer la pop culture, les habitudes ou les intérêts des gens avec le rap crée des combinaisons plutôt drôles… J’aime pouvoir me transposer dans un personnage, choisir un thème pour mes musiques ». S’il ne voit pas son « Hustlepuff » comme un projet très sérieux, mais plutôt comme un moyen de « s’éclater » et de « patienter entre des projets plus longs à mettre en place », les réactions sont néanmoins au rendez-vous.

Et c’est là toute la force du phénomène : à s’approprier les codes du sorcier, les amateurs le font vivre à travers les années. Les produits dérivés aident à sa prospérité, mais cette capacité à transcender les générations et les disciplines pour s’inviter dans toutes les habitudes des jeunes relève du cas d’école…

On a hâte de voir la version Serdaigle !

Mélanie Roosen - Le 22 févr. 2017
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