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Perrier x Art urbain

Le 19 sept. 2014

L’art urbain est à la mode. Perrier a choisi cette discipline pour la création d’une collection inédite de bouteilles signée Sasu, Kobra et JonOne.

 

Sasu

Kobra

 

La collaboration entre artistes et Perrier est dans l'ADN de la marque (Dali, Colette, Carlu, Villemot…). Pour ses 150 ans la marque avait d’ailleurs édité une collection de bouteilles en hommage à Andy Warhol. Cette année l'eau gazeuse a décidé de mettre à l'honneur l'Art Urbain en faisant appel aux talents de JonOne, Sasu et Kobra qui ont donné naissance à 9 designs uniques sur les bouteilles.

Autour d’un débat organisé par Perrier, hier matin, les artistes ont pu parler de cette opération. Ainsi l’artiste japonaise Sasu expliquait: « Ma peinture et mon expression ne sont visibles essentiellement dans la ville où je vis Tokyo. Je peins sur les murs et la proposition de peindre sur une bouteille me plaisait car mon expression et mes fleurs seront diffusées partout et au plus grand nombre »  Mais comme le soulignait très justement Kobra, l’association entre les artistes urbains et les marques n’est pas nouvelle, «  Jean Michel Basquiat l’avait fait dans les années 80, cela me semble tout à fait naturel, d’autant que je connais l’histoire de Perrier et ses différentes collaborations artistiques qui sont pour moi un signe de crédibilité, raison pour laquelle j’ai accepté cette collaboration avec Perrier. »

Quant à JonOne, il affirmait que le projet et l’opportunité de rencontrer d’autres artistes l’ont séduit. « La maison Perrier qui a pour tradition de travailler avec des artistes m’a fait dire oui à cette proposition. La marque respecte les artistes, c’est une base saine et il existe un réel partage».

La marque, avec Perrier inspired by street art, entend entretenir la relation qu’elle a construit durant des décennies avec le monde de l’art : « C’était naturel pour nous de choisir ces trois artistes car ils sont reconnus internationalement dans le monde du street art. Le projet permet de présenter une image du street art très diverse au grand public, qui aurait pu s’attendre à quelque chose de plus stéréotyper – Ces trois artistes ont des techniques et des styles différents les uns des autres » expliquait Arnaud Tillon, Perrier Global Brand Director

Les participants à ce débat ont répondu à différentes questions dont une primordiale : l’art est-il soluble dans les produits de grande consommation ? Pour Arnaud Oliveux, commissaire-priseur :«  L’art et les marques sont aujourd’hui intimement liés. Les marques ont envie d’associer leur image avec les artistes contemporains et d’art urbain : je n’aime pas le terme street art qui est associé à toutes les sauces »  

« On ne parle pas de collaboration mais de co-branding car nous sommes arrivés à l’art 2.0. L’art à la papa est terminé, le modèle des galeries est plus difficile. De nouvelles générations de collectionneurs apparaissent et l’art urbain contemporain touche maintenant les cinq continents. Avec l’arrivée des réseaux sociaux le public peut découvrir une toile terminée par un artiste dès le lendemain sur Instagram. Avec les marques, il s’agit d’une association, les marques ont besoin de la notoriété des artistes. Car les artistes aujourd’hui utilisent les techniques du marketing comme une marque… Raison pour laquelle je préfère parler de co-branding. Je suis souvent sollicité par les marques et j’aime les choses bien réalisées » expliquait Henri Thaud, spécialiste en art urbain

Pour cette collection les artistes sont sur la même ligne, ils connaissaient tous de réputation la marque, pointent son respect pour leur travail en général. Mais bien entendu l’occasion pour eux de diffuser leurs créations auprès d’un public qui n’aurait pas le réflexe de pousser les portes d’une galerie ou d’un musée est un atout majeur. Travailler pour une marque est une démarche assumée « Au japon le street art est récent, certains japonais ne l’acceptent pas encore. Je demande l’autorisation au propriétaire du lieu où je veux peindre. J’aimerai continuer à peindre mes motifs partout où je le souhaite. Cette collaboration permet de faire connaître mon travail et suscitera peut être la curiosité du grand public » précisait Susa.

Cette nouvelle opération démocratise l’art urbain et permet à tout à chacun d’avoir en sa possession une bouteille de l’artiste dont il admire ou croise le travail sur les murs des rues de Paris ou d’ailleurs. Ces opérations de co-branding diffusent le nom, l’image des artistes précisait Arnaud Oliveux, elles permettent d’ouvrir l’art urbain à un public plus large qui sont fans de produits dérivés ou collector.

Des R 5 ont été peintes par les trois artistes. Ces œuvres feront l’objet d’une vente aux enchères chez Artcurial en février 2015 – dont les recettes seront reversées à la Fondation Abbé Pierre.

L'ADN - Le 19 sept. 2014
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