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Le joli univers des cocktails du Shangri-La

Le 19 sept. 2016

Les cocktails du Shangri-La sont épatants visuellement… mais pas seulement. Le travail effectué par l’agence CBA sur l’atmosphère du bar, la carte, et le nom des cocktails crée un univers à part entière.

C’est en 2010 que Shangri-La s’est installé avenue d’Iéna. A ce moment-là, les équipes de CBA aident l’établissement dans la conception de l’identité visuelle de ses restaurants. Cette rentrée marque une nouvelle collaboration. Celle-ci s’inscrit dans les confins du Botaniste, un bar inspiré par son ancien propriétaire : Roland Bonaparte, féru de botanique. Le lieu se drape de feuillages et d’essences diverses, pour un rendu façon « cabinet de curiosités » qui met directement dans l’ambiance…

Pour prolonger l’atmosphère, l’agence a pensé le nom et la carte des cocktails. « Il ne s’agissait pas de faire un menu, mais un véritable ouvrage », explique Olivier Auroy, Business Director. « Il présente les cocktails à la manière d’un herbier ». Le graphisme est léché, pour une esthétique visuelle qui rappelle les chinoiseries du XIXème siècle : on retrouve au fil des pages des dessins qui font écho aux ouvrages scientifiques, façon schémas. Les couleurs, fraîches, se basent toujours sur l’un des ingrédients de la recette.

De la même façon, les noms des cocktails rappellent d’une manière ou d’une autre sa composition. « L’exercice est intéressant : nous devions nous adapter à une clientèle plutôt étrangère, tout en gardant à l’esprit la nécessité d’évoquer les ingrédients. Pour ce faire, nous avons généré tous les termes et idées qu’ils nous évoquaient. Ainsi, "Secret garden" est à base de chartreuse, une liqueur dont la composition reste inconnue ; "Cyrus" met en valeur le citron noir d’Iran ; "Genesis" rappelle la fraîcheur du génépi ; et le "Mezito" reprend le principe du mojito mais avec du mezcal ».

Pour Olivier Auroy, c’est toujours un plaisir de travailler pour des alcools. « Comme pour des cosmétiques, ou du parfum, l’exercice est très précis : il faut déterminer un territoire bien particulier. C’est très excitant. La clientèle est plutôt haut-de-gamme, exclusive… Il faut travailler la magie des noms pour permettre une interprétation, donner envie et transmettre un imaginaire ». Ici, pas de système défini. « Le risque aurait été de s’épuiser, de produire quelque chose de trop attendu. Nous avons eu la liberté de proposer une multitude de noms différents, toujours dans l’objectif d’être compris par de multiples nationalités ».

 

Si la carte est invitée à évoluer en fonction des saisons, les clients sont d’ores et déjà séduits par le concept. « Ça tranche avec les cartes traditionnelles des hôtels. Ils sont surpris par la qualité des descriptions et des explications, mais aussi par celle du support : les couleurs servent les noms, et vice-versa ». A découvrir !

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