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Secrets de fabrication des Animaux Fantastiques

Le 6 déc. 2016

L’agence qui a créé les effets spéciaux des Animaux Fantastiques nous dévoile les secrets du film, en tête du box-office français.

L’agence Framestore dévoile les dessous de sa collaboration avec le film de Warner Bros, Les Animaux Fantastiques. De la conception des créatures à l’animation et la production, Framestore a été impliqué des débuts du projet à sa réalisation.

Fantastic Beasts and Where To Find Them | Framestore | VFX: creating our creatures

Ce n’est pas la première fois que Framestore contribue à façonner l’univers merveilleux imagine par J.K. Rowling : les équipes avaient déjà travaillé sur les films de la saga Harry Potter.

L’animation

Pablo Grillo, directeur de l’animation, a été recruté très tôt sur le projet. « L’histoire de J.K. Rowling était remplie de personnages et de créatures. Compte-tenu de l’importance de l’animation dans ce type de film, nous avons décidé qu’il était nécessaire d’être impliqués dès le début du concept », explique-t-il.

Les équipes d’animation ont travaillé en collaboration avec les équipes créatives et les réalisateurs. « Bien sûr, nous avons proposé des créatures qui ne sont pas présentes dans le film », explique Andras Ormos, animateur. « Nous avions une vraie force créative, qui ne se cantonnait pas à la post-production : nous choisissions ce qui allait fonctionner et ce qui ne serait pas retenu pour le film ».

Les créatures passaient d’abord des « tests d’animation » avant d’être intégrées à des scènes-clés du film. Ainsi, la scène de la banque, qui cristallise la relation entre Norbert Dragonneau et son Niffleur, a demandé pas moins de 50 animateurs. « L’homme et la créature se comprennent, il fallait non seulement travailler la tentative d’évasion du Niffleur mais aussi ses regards, son langage à travers ses mouvements », détaille Andras Ormos.

Afin d’insérer les scènes d’animations dans les scènes filmées, l’agence a travaillé avec The Third Floor.

La valise enchantée

La valise de Norbert Dragonneau est un élément capital du film. Si elle existe bel et bien dans la réalité, elle a aussi dû être modélisée par ordinateur afin de laisser toute la magie qu’elle contient se révéler. Dans l’une des scènes où l’on aperçoit de petites griffes en sortir, la partie de la valise qui s’ouvre est ainsi réalisée numériquement.

Le Niffleur

Décrits comme des animaux à la fourrure noire et bouffante et au museau allongé, creusant le sol « comme s’ils nageaient » par J.K. Rowling, les niffleurs sont attirés par tout ce qui brille. Les équipes ont proposé une centaine de versions pour matérialiser la créature, avant d’en tester 3 ou 4.

Les différentes étapes de la création du Niffleur - Les Animaux Fantastiques

Quelques petites astuces, pour que la petite bête puisse ressortir dans le décor new-yorkais : un peu de couleur autour des yeux, sur le haut de la tête, et aux extrémités des plumes. Une marionnette du Niffleur a été utilisée en studio pour définir son mouvement, mais aussi pour aider les acteurs à interagir avec.

Gnarlack : le gobelin gangster

Pour Pablo Grillo, il s’agit de l’un des « meilleurs humanoïdes digitaux » à l’heure actuelle. Cigare au bec et air peu commode, Gnarlack a été influencé par l’acteur Ron Perlman, qui a d’ailleurs tourné quelques scènes en motion-capture. Pour ce faire, il a dû s’équiper d’un casque Vicon Cara 3D, et être filmé par plusieurs caméras. « Nous l’avons fait asseoir devant 98 appareils photo pour coder la forme de son visage », explique Andy Kind, Superviseur effets spéciaux. Le visage de Gnarlack a ainsi pu être sculpté directement en 3D.

Les différentes étapes de la création de Gnarlack - Les Animaux Fantastiques

La scène au sein du speakeasy de Gnarlack a aussi été l’occasion pour l’agence de travailler sur la création d’une chanteuse gobelin, et de tout un panel de créatures magiques. « Nous avons réalisé un géant, des elfes et des musiciens », ajoute Andy Kind. « Nous leur avons donné des instruments incroyables ! »

Pickett le Botruc

Si l’on voit plusieurs Botrucs dans le film, Pickett est particulièrement présent de par son attachement à Norbert. Les équipes du film ont proposé environ 200 versions de Pickett : il aura fallu 2 mois pour arriver au design parfait. Des marionnettistes ont utilisé une tige articulée pour aider les interactions avec Pickett lors du tournage, et fournissant par la même occasion une aide précieuse à Framestore.

L’Eruptif

L’Eruptif ressemble à un rhinocéros dont la corne serait chargée d’un liquide en ébullition, ce qui a rendu son animation compliquée dans la mesure où il fallait tenir compte de cet « éclairage » interne. Lors du tournage, les réalisateurs ont utilisé une énorme marionnette pour travailler les interactions avec les acteurs. Elle a ensuite été remplacée par une bête réalisée par ordinateur et des simulations d’explosion de neige, de glace et d’eau.

Les différentes étapes de la création de l'Eruptif - Les Animaux Fantastiques

Un storytelling multi-plateformes

Les équipes de Framestore VR Studio se sont aussi chargé de l’expérience en réalité virtuelle proposée sur Google Daydream : les utilisateurs peuvent explorer l’intérieur de la valise de Norbert, rencontrer les animaux, ou jeter des sorts…

FantasticBeasts_DaydreamDemo.gif

Mélanie Roosen - Le 6 déc. 2016
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