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Instagram. A qui profite le free ?

Le 26 mai 2015

Richard Prince a extrait des photos d’Instagram pour les présenter à une exposition. Il en a revendu certaines près de 100 000 dollars. De quoi faire grincer les dents des auteurs qui les avaient partagées gratuitement.

Richard Prince est connu pour avoir été souvent accusé de plagiat : on lui reproche de se réapproprier des œuvres qui ne sont pas les siennes pour en tirer profit. Son exposition New Portrait à la Galerie Gagosian de New York vient conforter cette idée. L’année dernière entre septembre et octobre, l’artiste américain y a exposé 38 portraits, ou plutôt photographies récupérées sur Instagram qu’il a imprimées puis légendées d’une phrase. Une exposition préparée sans demander l’accord d’aucune des personnes intéressées, qu’elles soient connues ou anonymes.

Difficile d’imaginer notre réaction en découvrant que notre portrait a été vendu sans accord pour des centaines de milliers de dollars… C’est ce qui est arrivé, selon le site DIY Photography, à Doe Deere, créatrice de la marque de cosmétiques Lime Crime. Elle a appris l’utilisation de son image il y a une semaine alors que certaines pièces étaient présentées et vendues à la Frieze Art Fair de New York. Elle a répliqué, toujours sur Instagram, et expliqué qu’elle n’avait pas donné son accord:

("Je crois que je me dois de poster ceci, puisque tout le monde m’en parle. Oui, mon portrait est actuellement exposé à la galerie Frieze de NYC. Oui, c’est juste une capture d'écran (et pas une peinture). Non, je n’ai pas donné mon autorisation et oui, l’artiste controversé Richard Prince l’a quand même exposé. Il a déjà été vendu (90.000 dollars d’après ce qu’on m’a dit) pendant la vente privée. Non, je ne vais pas le poursuivre. Et non, je n’ai aucune idée de qui l’a acheté !")

 

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