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Danse : (La) Horde de A à Z

Le 23 sept. 2016

Ils sont jeunes et œuvrent pour l’art vivant et l’art contemporain. En pleine ascension, le collectif (La) Horde, né il y a cinq ans à peine, réalise chorégraphies, films, installations et performances. Ils font partie des 42 superhéros de l’innovation à découvrir dans la revue de L’ADN.

Ils ont 26 et 31 ans, sont issus de la danse et des Arts-Déco, se sont rencontrés il y a cinq ans, et ont décidé de créer leur collectif de danse et d’arts vivants : La Horde. Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel en signent les créations, bien décidés à donner un élan pop à la discipline. Le collectif évoque une rencontre évidente et en perpétuelle construction. Ils n’aiment pas la facilité, et ont mis leurs égo de côté choisissant, comme ils le revendiquent, une organisation « héterarchique » : « Les travaux n’appartiennent à aucun de nous trois, mais aux trois. Ils sont (La) Horde ! », explique le collectif. Très vite, ils ont voulu mettre en lumière la danse différemment, ajouter à leurs créations diversité, mixité et modernité. Ainsi, pour Void Island, ce sont des seniors amateurs qui étaient sur scène, pour Mummers, les 18/75 ans, amateurs encore, ont été castés. « Dans nos créations, nous partons toujours du réel pour créer de la fiction, nous sommes très imagés dans nos spectacles. »

Pour eux, tout s’est enchaîné idéalement. Dans leur spectacle intitulé Avant les gens mourraient, le trio s’était inspiré d’un mouvement de danse né et pratiqué sur Internet : le jumpstyle. Il met en scène des danseurs, professionnels cette fois, exécutant cette discipline. Suivit une demande de Benjamin Loyauté, curateur de l’édition 2015 de la Biennale internationale de design de Saint-Étienne, pour lequel (La) Horde a signé le film Novaciéries. « Nous voulions explorer cette notion de dépassement et de second souffle, nous voulions filmer la danse autrement. Il y a une grande ouverture sur la danse, une présence dans la publicité, mais cela reste un peu caricatural, spectaculaire. Dans ce film, on a décidé de faire réaliser une performance à des autodidactes, leur apprendre à canaliser leur énergie et à tenir le plus longtemps possible. » C’est suite à Novaciéries, que le collectif fut remarqué par l’agence Aimko, qui les engagea pour le lancement de A-Z. Ainsi, en mai dernier, (La) Horde a conçu la chorégraphie d’ouverture du lancement mondial de la marque de sportswear de Zlatan Ibrahimovic et de Petter Varner.

 

Avec To da Bone, joué fin juin au Théâtre de la Ville, le trio poursuit son travail sur cette démonstration de jumpstyle dans la vie réelle. Il met de nouveau en lumière cette communauté de danseurs autodidactes, passionnés, initiés et spécialistes. « Il y a dans le jumpstyle une notion de décloisonnement et de danse populaire à l’heure du digital. Nous voulions modifier les codes du jumpstyle en passant d’une proposition de vingt-cinq secondes à une variation de huit minutes », conclut (La) Horde.


Ce texte est paru dans le n° 8 de la revue de L’ADN – La Horde fait partie de nos 42 superhéros de l’innovation. Commandez votre exemplaire ici.


Article rédigé par Virginie Achouch
Fondatrice du site media www.deepthroat.fr et de la société DT Content.

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