
À New York, les cool kids se revendiquent de Dimes Square, sorte de collectif qui transforme la pop culture en arme pour les idées de la droite extrême. Le tout en revendiquant la puissance des mâles et l'hypersexualisation des femmes.
C’est un microquartier de Manhattan devenu l’épicentre d’une étrange mutation culturelle. À Dimes Square, entre deux vernissages, une faune hétéroclite réinvente la pensée de la droite dure en version « cool ». Ici, artistes branchés, podcasteuses stars et trolls d'internet côtoient quelques oligarques de la Tech – la figure du milliardaire Peter Thiel plane sur le financement de la scène, tandis que les théories néoréactionnaires de Curtis Yarvin (les « Lumières obscures » ) servent de boussole intellectuelle.
Loin de l'image austère du conservatisme, cette nouvelle droite mise sur une pop culture aggressive, célébrant la puissance masculine et l'hyperféminité des « bimbos ». Depuis 2022, Mike Crumplar (alias @cnumps) documente de l'intérieur cette scène où les rapports hommes/femmes sont rejoués sur un mode archaïque et...
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