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un robot dans la ville

Un robot pour déloger les sans-abris...

Le 14 déc. 2017

À San Francisco, c'est pas de la S.F. ... Bienvenue dans le meilleur des mondes !

Censé lutter contre la hausse de la criminalité et surveiller parkings, aires sportives et campus d’entreprises technologiques, un petit robot a aussi été déployé à San Francisco pour dissuader les sans-abris d'investir ses rues. Si nous avions déjà eu vent des bancs et du mobilier urbain anti-SDF, c’est une version un cran plus sinistre et plus évoluée qui nous arrive aujourd’hui.
Repérée la semaine dernière par le San Francisco Business Times, l’action a été menée par la SPCA. Cette association locale de défense des animaux est installée dans Mission District, quartier populaire de la ville qui s'embourgeoise à grande vitesse. Selon la source, ses dirigeants auraient déployé un de ces robots dans le but de se parer des effractions et d'empêcher les sans-abris de s’installer sur les trottoirs face à leurs locaux.

Baptisé K9 et produit par la startup californienne Knightscope, l'engin se serait avéré relativement pratique pour débarrasser les rues de certaines nuisances. Selon S.F. Jennifer Scarlett, présidente de la SPCA : « Nous ne sommes pas du tout en mesure d'utiliser les trottoirs quand il y a des aiguilles, des tentes ou des vélos. Pour pouvoir marcher, je trouve qu’il est beaucoup plus facile de faire appel à un robot plutôt que de faire face à un campement. », explique-t-elle, confiante en la qualité de ses arguments, à Business Times.

Et l'efficacité du dispositif semble couler de source. Depuis le déploiement de l'agent autonome en novembre, le nombre de campements de SDF et d’effractions aurait chuté dans le quartier, rapporte Krista Maloney, attachée de presse de l’organisme, à Business Insider.

La ville de San Francisco a néanmoins menacé la SPCA de devoir verser jusqu’à 1 000$ par jour pour avoir fait circuler le robot sans permis. Munis de lasers, de caméras, d’un capteur thermique et d’un GPS, les K9 ne sont pas en mesure d’intervenir mais peuvent prévenir les autorités lorsqu’ils détectent une anomalie. Ils ont déjà été utilisés par certaines entreprises de la Silicon Valley, comme Uber et Microsoft, à des fins de surveillance de leur campus.

 

Sur les réseaux, de nombreux internautes n'ont pas manqué de faire part de leur indignation.

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