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Vis ma vie… d’immigré clandestin

La télé-réalité australienne « Go back to where you came from » va être adaptée en Belgique. L’idée : 6 citoyens sans passeport, sans argent ni téléphone sont envoyés vivre le parcours d’un immigré clandestin. Au programme : images chocs, pleurs et violents débats politiques.

« Go back to where you came from », « Retourne d’où tu viens » pour la version belge est une émission de téléréalité qui fait vivre le parcours des immigrés clandestins dans des conditions « réelles » (si on oublie l’équipe de tournage qui les suit 24h/24h et les militaires qui les protègent). L’objectif : changer le point de vue des participants sur les questions d'immigration.

La chaîne flamande Vier en a racheté les droits et va donc la diffuser prochainement. Les États-Unis, les Pays Bas, l’Allemagne, Israël, le Danemark, la Suède ou encore l’Afrique du Sud l’ont déjà diffusée. Et selon Télérama, nous autres – les téléspectateurs français – y avons échappés de justesse : France 2 a un temps pensé la programmer.

Les avis sont très partagés. Difficile de juger si l’émission permettra une prise de conscience massive sur les conditions inhumaines des immigrés clandestins ou si la téléréalité est juste propice à un voyeurisme malsain.  Ainsi, dans le magazine Le Soir, le CIRE (Coordination et initiatives pour les réfugiés et étrangers) regrette « la part de voyeurisme et les dépenses incroyables engagées pour une telle émission qui entend faire de l’audience sur la misère et la détresse des gens ». Mais la porte-parole du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, est quant à elle séduite par le dispositif qui permet de « montrer une partie de la réalité inconnue de la plupart des téléspectateurs ». D’ailleurs le tournage de la version australienne a été encadré par des forces de l’ONU. Les États-Unis adhérent, la deuxième saison de Go Back To Where You Came From a même reçu un Emmy Award.

Quoi qu’il arrive « Retourne d’où tu viens » s’ajoute à la longue liste des téléréalités borderline : de My husband’s not gay une émission qui parle des homosexuels mariés à des femmes dans une communauté mormone, en passant par Sweatshop – Deadly Fashion qui envoie des blogueurs mode vivre dans les même conditions que des ouvriers cambodgiens ou même Diktatorn qui place huit jeunes sous l’autorité d’un dictateur... les programmes télévisés sont une source intarissable de débats. 

 

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