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MinuteBuzz : adieu site web, adieu articles !

Le 3 oct. 2016

MinuteBuzz supprime son site web, et les articles qui vont avec. Pour Laure Lefevre et Maxime Barbier, les fondateurs, le futur de l’info se trouve en vidéo sur les réseaux sociaux.

Imaginez : un média sans articles, sans site web, et sans les visites qui vont avec… Impensable ? MinuteBuzz le fait, et espère bien montrer la voie.

Le credo de l’entreprise, c’est de contribuer à rendre le monde meilleur en apportant du bonheur. Le groupe media, qui se définit comme « the happiest startup EVER » (pour Espiègle – Volontaire – Eveillé – Responsable) annonce une petite révolution dans le secteur de l’info : en supprimant son site web, MinuteBuzz devient le premier média européen à proposer de l’info exclusivement en vidéo et en live, sur les réseaux sociaux.

« Nous avons commencé comme un blog, avant de devenir un vrai média », explique Maxime Barbier. « Mais les usages ont changé, et nous avons toujours eu à cœur de proposer du contenu au plus proche des habitudes de nos lecteurs ».

Des lecteurs qui, de plus en plus, deviennent des spectateurs : le Groupe opère sa mutation depuis un an et demi. « Nous produisions de plus en plus de vidéos, et de moins en moins d’articles. Ça répond aux attentes de notre audience ». Au total, ce sont 600 vidéos qui sont produites chaque mois.

Mais abandonner le site web, n’est-ce pas le risque de se couper d’une partie de son audience, justement ? « Dès aujourd’hui, notre site ne redirigera plus que vers nos plateformes sociales. La majorité de notre audience vient de ces plateformes… En ce sens, on ne renonce pas à une audience, on se consacre à une autre ». Et cette autre audience est composée de 8 millions de personnes chaque jour, dont la majorité vient de Facebook. Les curieux peuvent toujours se rendre sur MinuteBuzz.com : une vidéo explique en détail le principe de ces mutations.

MinuteBuzz : le premier groupe média à devenir 100% vidéo 100% social - Tribune des fondateurs

Faire fi de Médiamétrie, il fallait oser.

Mais les clients sont confiants. « Si Facebook donnait un classement de l’audience des media sur le réseau, ça changerait la donne ». Pour Laure Lefevre, les metrics du marché sont déjà liées aux analytics Facebook. « Nos clients ont désormais les mêmes indicateurs que nous. Tout le monde parle le même langage ». MinuteBuzz récupère les données issues des réseaux pour les diffuser, et les collecter au sein de dashboards à destination des clients. Pour les annonceurs, il s’agit certes d’un bouleversement, mais qui s’inscrit dans les codes de consommation d’une cible bien précise : les millennials.

En interne, les collaborateurs accueillent également ce changement de façon positive. Les rédacteurs sont devenus des monteurs, ou ont appris à écrire une nouvelle grammaire : celle de la vidéo et du direct. « Les ressources sont directement intégrées en interne ». Le métier change, mais les valeurs restent. « Chaque équipe est composée à 20% de rédacteurs – chefs éditos – créas, et à 80% de monteurs vidéo ».

Les équipes n’ont jamais cru aux revenus automatisés, intrusifs. « Nous avons toujours privilégié le native advertising, le brand content ». Les nouvelles offres de MinuteBuzz vont dans ce sens. « On se rapproche des grilles de programme de la TV, avec une grille de programmes vidéos ». Les annonceurs pourront sponsoriser lesdits programmes. Mais ce n’est pas tout : MinuteBuzz propose également une stratégie 100% sociale, et des contenus vidéos en marque blanche à diffuser sur toutes les plateformes sociales. Pour les marques, c’est une façon de se ré-approprier le marché des media sociaux, largement occupé par les influenceurs.

« Le contenu doit primer sur le SEO », explique Maxime Barbier. « Sur les réseaux, tout le monde est au même niveau : ceux qui sauront proposer le meilleur contenu seront les plus puissants ».

Si le futur des media, c’est la vidéo sociale, tous les sites media sont-ils voués à disparaître ? « Pas nécessairement », conclut Laure Lefevre. « Tout dépend de la cible, et certains, notamment les media historiques, auront encore besoin du support site web. Mais dans la majorité des cas, une prise de parole en vidéo est indispensable sur les réseaux sociaux pour répondre aux usages des utilisateurs ».

 

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