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Les podcasts : un média d’avenir selon Slate

Le 16 juin 2016

Avec le lancement de ses podcasts, Slate.fr reste fidèle à son statut d’explorateur. Un format inédit, et captivant. Interview.

Dans l’univers web, où la rapidité de l’information prime sur l’attention, les podcasts proposés par Slate sonnent comme une douce parenthèse.  « Aux Etats-Unis, la question du podcast en tant que média se pose constamment », explique Charlotte Pudlowski, rédactrice en chef adjointe de Slate.fr. « Il y a, avec ces émissions audio, quelque chose de fort, de fédérateur ». Pour les équipes, c’est une évidence : le format a de l’avenir. Il permet de poser un nouveau regard sur les histoires, de les raconter différemment. « Certains podcasts suscitent Outre Atlantique un engouement incroyable, similaire aux séries TV à succès. Il existe des forums qui en débattent, développent des théories,… A chaque nouvel épisode, c’est une véritable frénésie ».

En France, les événements tragiques qui ont secoué l’année 2015, soulèvent de nouvelles formes d’émotion. « Les gens témoignaient dans les médias à la première personne, se posaient des questions, avaient besoin de comprendre le monde ». S’impose alors le besoin de raconter ce monde différemment.

Les équipes explorent le podcast comme une solution, capable de captiver une audience, de la couper du monde, de sortir de la frénésie d’internet. Dans l’intimité d’un studio, nous avons découvert « Transfert », une série qui s’articule autour d’histoires captivantes et immersives. Perversion, secret de famille, construction de soi, solitude, voyeurisme… Tout est dévoilé sur le ton de la confidence, parfois de l’aveu, du partage. Pas de thème cloisonnant, mais des sujets modernes, qui racontent quelque chose au-delà d’une histoire personnelle. « Nous questionnons des gens qui éprouvent de la timidité, mais aussi un certain plaisir à être écoutés ».

Une équipe de journalistes, des professionnels de la radio, prêtent une oreille attentive à ces morceaux de vie choisis avec attention. « C’est construit comme un documentaire. Nous cherchons un angle, nous élaborons un storytelling, il y a du suspense… ». Le résultat est fort, prenant. Une véritable bulle dont on a du mal à s’extraire, même une fois l’épisode terminé.

Audible.fr, partenaire de l’émission, offre aux équipes les moyens de réaliser des épisodes de qualité. « Pour chaque histoire, des compositeurs élaborent des musiques originales ». Des musiques justes, composées par des personnalités qui ont un goût pour la narration. L’enjeu est similaire aux musiques de films : « il s’agit de renforcer l’histoire, sans la supplanter ».

L’avantage du web, c’est la grande liberté de format. « Pour le moment, nous avons recueilli le témoignage d’inconnus, mais nous ne nous empêchons pas de considérer l’intervention de célébrités. La seule chose, c’est que nous ne voulons pas faire entendre de prises de paroles commerciales. Nous voulons vraiment mettre en avant des discours que l’on n’a pas l’habitude d’entendre ».  Mais rien n’est figé, « tout est à explorer ! »

En effet, Slate.fr est le premier média « non audiovisuel » à proposer le format, comme le rappelle Borice Razon, directeur de la rédaction de Slate.fr. « Le marché est naissant : nous voulons l’accompagner ». Pour lui, il est impossible de ne pas être précurseur sur le sujet. « C’est une démarche naturelle chez nous : nous surveillons les technologies nouvelles en nous questionnant sur leur impact ».

Pour mesurer l’impact des podcasts, les équipes ne s’enferment pas dans des chiffres rigides. « Le meilleur espace de réaction sera nos réseaux sociaux. Nous avons notamment une page Facebook dédiée ».

 

Chaque épisode dure entre 20 et 30 minutes, et un deuxième format fera son apparition la semaine prochaine : un talk sur la parentalité moderne, présenté par Titiou et Nadia, auteures chez Slate. Cette émission mensuelle proposera des épisodes d’une heure.

 

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