
Quand la Seine déborde ou que le feu menace, que sauver : un Pollock à 140 millions ou un masque africain sans prix ? Les grab lists révèlent l’impossible choix des musées face au chaos.
Face à la multiplication des catastrophes climatiques, les musées établissent des grab lists – ces inventaires d'urgence qui hiérarchisent les œuvres à sauver en priorité. Inondations, incendies, ouragans : ces listes, autrefois confidentielles, deviennent un outil de gestion de crise indispensable. Mais elles posent un drôle de dilemme moral, quasi-parental pour les conservateurs : comment choisir entre un Pollock et des artefacts africains ? Entre valeur marchande et patrimoine irremplaçable ? The Economist s'est penché sur cette question très actuelle.
Geste logistique, curatorial et politique
En 2008, lors de l'inondation de l'université de l'Iowa, c'est le Mural de Jackson Pollock, assuré pour 140 millions de dollars, qui est parti en premier, escorté par gardes armés. Le critère ? La valeur marchande. Si la Seine menaçait Paris, le Louvre attraperait sans...
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