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Manifeste pour la digitalisation

Le 28 juill. 2015

Emakina a publié le digital transformation Manifesto. 20 points pour découvrir pourquoi et comment votre entreprise doit devenir une « experience company ». Interview de Manuel Diaz.

Pensez-vous que les entreprises ont conscience de l’urgence à opérer leur mutation digitale ?

Manual Diaz : Les dirigeants ont maintenant compris la mutation, et que leur business model devait évoluer de manière assez radicale. Ils se sont constitués un début d’apprentissage et de culture avec la communication numérisée. Maintenant, leur préoccupation majeure est de faire basculer l’intégralité de leur entreprise mais ils ne savent pas clairement comment ils doivent s’y prendre.

Vous insistez beaucoup sur les changements structurels. 

M. D. : Les marques les plus performantes depuis dix ans sont celles qui sont devenues des expériences. Starbucks, Uber, Amazon, Apple… toutes, avant d’essayer de vendre leur produit, promettent d’abord une expérience unique. Mais tout démarre de l’interne et si on n’a pas préparé son service client à délivrer cette expérience, le client ne la recevra jamais. Donc il y a un énorme travail à opérer à l’intérieur des organisations. Pour sortir des silos, et faire coopérer des gens qui ne l’ont plus fait depuis des années, la DSI et le marketing par exemple, il faut passer par du conseil, de la formation. C’est notre obsession car la réussite digitale de nos clients passe par là.

Vous invitez à miser sur la maturité des équipes.

M. D. : La génération Y a 30 ans passés et elle fait partie des cadres des entreprises. Elle a été élevée dans la culture du vidéo gaming et elle maîtrise totalement la dextérité numérique. Mais les outils mis à sa disposition au sein des organisations n’ont rien à voir avec ceux qu’elle utilise chez elle. Réunir 300 personnes pour un anniversaire se fait en deux clics sur Facebook, mais monter un meeting avec 8 personnes dans une entreprise est un casse-tête. C’est un exemple. Il en existe beaucoup d’autres. Les entreprises qui ont des process plus que rigoureux demandent à leurs salariés d’être innovants en leur ayant attaché les mains dans le dos. Aujourd’hui, des startups promettent un chemin plus précaire mais tellement plus fun, elles donnent des responsabilités beaucoup plus vite, même si vous n’êtes pas tout à fait prêts. Cette génération est née dans la précarité et n’a connu que cela : aller vers les startups ne leur fait pas peur. Ils ne cherchent pas un job, ils cherchent une aventure. Des entreprises notamment dans le conseil ou la finance ont désormais du mal à capter les jeunes diplômés d’école de commerce. C’est un vrai problème que les dirigeants doivent adresser s’ils ne veulent pas avoir du mal à attirer des talents.

Opérer sa mutation digitale ne serait donc pas qu’une question technologique ?

M. D. : Certaines organisations envisagent la révolution digitale comme une révolution des outils alors qu’en réalité c’est une révolution culturelle qui a changé la façon dont on vit, dont on s’informe, dont on consomme, dont on interagit … Dans un contexte de business, nous nous sommes rendu compte que le champ d’accompagnement à cette transformation répond à une énorme attente. Mais les dirigeants n’ont pas un cahier des charges et une expression claire de leurs besoins. La digitalisation ouvre la boîte de Pandore de problématiques plus globales qu’il faut adresser. Ils ont besoin de trouver des gens capables à la fois de faire du conseil mais qui sont nourris par la culture du doing. Le conseil aboutit trop souvent à des solutions irréalistes pour l’entreprise, ou très difficiles à mettre en œuvre. Dans notre Manifeste, on a voulu résumer en 20 points toutes les questions qu’il faut se poser quand on approche le digital comme un élément sérieux de son business.

Pour lire le Manifesto d'Emakina, cliquez ici.

 

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