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Femmes-objets : une agence dit stop

Le 27 janv. 2016

L’agence Badger & Winter a recensé quelques-unes des publicités sexistes de ces dernières années. Et il y en a un paquet... De quoi prendre la parole et s'élever contre les clichés.

Les clichés, en publicité, ont la peau dure. Et les femmes ne font pas exception. Par curiosité, l’agence Badger & Winters a cherché sur Google « objectification of women ». Les résultats parlent d’eux-mêmes : une myriade de campagnes, toutes plus sexistes les unes que les autres. Prises au 52ème degré, c’est vrai que ça peut être drôle, une femme qui fait une fellation à un sandwich pour les besoins de Burger King, une autre qui écarte les cuisses pour le nouveau parfum Tom Ford, ou des volleyeuses qui se tapent sur les fesses pour faire la promo d’un hamburger.

Toutes ces femmes plus ou moins habillées servent-elles vraiment le propos de la marque ? Le ton est-il judicieux ? Aide-t-il à montrer la pertinence d’un produit ? Madonna Badger, CEO de l’agence, n’en est pas sûre. Et plutôt que de tomber dans le panneau de l’agence facile, elle choisit d’affirmer haut et fort que « publicité » ne doit pas forcément rimer avec « femme-objet ». Pourtant, elle a participé à la création de campagnes parfois sexistes. Dans une interview accordée au Wall Street Journal, elle confesse qu’elle a parfois contribué à réifier les femmes. Elle présente cette campagne comme une mise en lumière d’un problème contemporain.

 

Le spot ne fait pas que recenser les plus fines perles de la publicité sexualisée. Elle rappelle qu’une femme, c’est une mère, une sœur, une fille, une collègue, ou une boss. En incitant les publicitaires à ne pas s’adresser ainsi aux femmes et à ne pas parler d’elles de cette façon, l’agence espère bien lancer un mouvement : #WomenNotObjects. Un compte Twitter dédiés ainsi qu'un tumblr ont été créés. 

Mélanie Roosen - Le 27 janv. 2016

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