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Un panneau avec écrit
© Jan Tinneberg via Unsplash

De plus en plus de ruptures conventionnelles en France… surtout dans la com’

Le 12 févr. 2019

Elle a fait son apparition il y a 10 ans. Et depuis, la rupture conventionnelle ne cesse de séduire employés et patrons. En 2018, on en a enregistré 437 000 en France. Un record.

Selon les statistiques du ministère du Travail, les ruptures conventionnelles individuelles ont de plus en plus de succès. En 2018, on en a compté pas moins de 437 000 - un chiffre en progression de 3,9% par rapport à 2017. Mais cette évolution ne concerne pas tout le monde.

La com’ et l’information sont les secteurs les plus marqués par les ruptures conventionnelles

Tous les secteurs d’activité sont concernés par cette hausse des ruptures conventionnelles. Mais certains plus que d'autres.

En tête de file, la com’ et l’information (+10%), suivi des activités financières et d’assurance (+7,2%) et des activités spécialisées, scientifiques et techniques (+6,7%).

D’autres secteurs, au contraire, sont assez peu soumis à cette augmentation – comme le secteur immobilier (+0,7%).

Un tableau récapitulatif des ruptures conventionnelles par secteur

À noter que l’Île-de-France concentre à elle seule un quart de l’ensemble des ruptures enregistrées – sans surprise, dans la mesure où la région regroupe une majorité des métiers de la communication et de l’information.

Des salariés plutôt jeunes

Sur la totalité des salariés ayant signé une rupture conventionnelle en 2018, 26% avaient moins de 30 ans (alors qu’ils ne représentent que 16% des salariés en CDI) et 34% avaient entre 30 et 39 ans (26% des CDI).

Un graphique par âge des ruptures conventionnelles

Ils ne sont pas souvent cadres (18%), mais plutôt employés. Il s’agit donc de personnes n’ayant pas forcément de postes à haute responsabilité ou une grande ancienneté.

Un graphique par CSP pour les ruptures conventionnelles

La com’ toujours en crise ?

Si le dispositif est aussi prisé, notamment par les jeunes salariés, c’est qu’il offre un certain confort : ils touchent le chômage et peuvent mettre fin à une collaboration parfois compliquée. Une alternative souvent plus intéressante financièrement que la démission, donc.

Pourtant, les données sectorielles font écho à un phénomène observé depuis quelques années : la communication ne fait plus rêver, au point que l’on préfère quitter son job plutôt que de continuer une collaboration insatisfaisante. Par ailleurs, les bullshit jobs mis en lumière par David Graeber n'attirent plus les jeunes. Une convergence de facteurs qui tendent à expliquer la tendance.

L’appel de l’entrepreneuriat est aussi de plus en plus fort, et la rupture conventionnelle peut donner à ceux qui le souhaitent la possibilité de se lancer. Les derniers chiffres de l’INSEE révèlent par ailleurs que l’année 2018 a été marquée par un nouveau record, avec la création de 691 000 entreprises en France (soit 17% de plus qu’en 2017).

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