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potager ultraponique

L’avenir du potager d’intérieur est-il dans l’ultrason ?

L'ADN
Le 20 févr. 2018

La startup française GUS dévoile la première jardinière d’intérieur ultraponique (contraction d'ultrasons et d'hydroponique). Un système novateur qui permet de vaporiser une solution nutritive sur les racines des plantes, pour des résultats impressionnants.

Il aura fallu 5 ans de recherches et développement à Gérard Varesano, un imprimeur sur tissu à la retraite, pour concevoir son caisson à ultrasons. Derrière son design quelque peu disgracieux, avouons-le, se cache un petit bijou de technologie verte.

Plutôt que de se calquer sur Prêt à pousser, Véritable potager, Tregren ou encore Plantui, des potagers d’intérieur qui fonctionnent sur le modèle des capsules de terreau ou de l’hydroponie, l’entrepreneur de Haute-Savoie a investi dans une technique inédite en matière de potager d’intérieur : l’ultraponie.

Comment ça marche ?

Le potager GUS n'utilise ni terre, ni substrat, et ne rejette ni déchet, ni eau polluée. Il repose sur un système de brumisateur équipé de deux membranes, vibrant à un rythme de 1,5 millions d’oscillations par seconde. Projetée sur ces membranes, la solution nutritive se transforme en un brouillard constitué de gouttelettes ne dépassant pas les 5 microns. La substance est alors très facilement absorbée par les racines des plantes, suspendues dans le caisson, et dont les pores mesurent environ 15 microns.
tomates cerises dans un plat

Quels sont les avantages de l'ultraponie ?

  • Une très faible consommation d’eau et de nutriment : si le goutte-à-goutte est efficace, le micron-goutte-à-micron-goutte l’est encore plus.
  • Une autonomie de gestion presque totale : pas besoin d’arroser ses plants tous les jours, il suffit de remplir les 27 litres du bac avec de l’eau filtrée (d’où sa taille) pour une autonomie de 7 à 15 jours selon le stade de maturité des plantes.
  • Pas d’entretien : les ultrasons ont l’avantage d’aseptiser leur environnement, et donc d’éviter les champignons ou les algues qui peuvent se développer dans un potager hydroponique par exemple.
  • Un cycle de croissance accéléré de 20 à 30% : on peut donc récolter ses tomates ou ses fraises plusieurs fois dans l’année, et ses aromates à l’infini.

Un bémol ?

Alors que la tendance des potagers d’intérieur est née de notre envie de remettre du naturel et du vert dans notre quotidien, un outil qui sursollicite les plantes au profit du rendement pourrait être mal perçu.

La campagne de financement participatif lancée sur Kickstarter par la startup n’a d’ailleurs pas aboutie. Les entrepreneurs pensent se tourner vers le prêt bancaire, pour un lancement commercial de leur potager en juin… au prix de 450€.


Un article de Laura Dubé.

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