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Superbien : portrait d'agence

Le 4 juin 2015

« On se définit comme une boîte à outils créative dans laquelle les clients choisissent ce dont ils ont besoin ». Tom Scalabre, Creative Producer et associé de Superbien, nous présente une agence de création, au service du spectacle.

« J’ai un parcours un peu atypique », commence Tom Scalabre. « Comme tout le monde dans ces métiers ». Après une école de journalisme, il se rend compte qu’il préfère raconter des histoires plutôt que le réel. Il se familiarise aux logiciels de montage en autodidacte. « Avec tout ce qu’il y a sur internet, les tutoriels et les logiciels disponibles, tu peux tout apprendre tout seul : montage, création d’images… La technique est hyper accessible, c’est la sensibilité qui a besoin d’être guidée ».

« J’ai bifurqué vers la com’ via la vidéo ». Tom Scalabre commence par faire des films pour des cosmétiques, des produits de luxe. « Puis je suis parti à Shanghai : j’en avais un peu marre. A cette époque, les histoires que l’on pouvait raconter dans le luxe se ressemblaient toutes ». Il rejoint ensuite Alex Mestrot et Thomas Chosson chez Superbien, pour apporter une partie concept et storytelling à leur offre. D’un duo de motion designers dédié au contenu événementiel, l’agence s’enrichit. « Nous voulions sortir du format classique et trop contraignant de l’écran ». L’idée : jouer avec les volumes, les supports. Superbien devient le fer de lance du vidéo mapping et connaît ses premiers gros succès.

 

« Nous sommes une agence de création. Notre rôle, c’est d’apporter du spectacle grâce à la technologie et aux supports à des événements qui n’en ont pas forcément ». Superbien s’occupe des conventions, comme des événements grands publics ou des tournées d’artistes. « On imagine la DA sur l’ensemble du spectacle : la scénographie, les contenus… nous sommes garants de l’efficacité du résultat final ». Tom Scalabre insiste : le plus important, c’est la cohérence. « On respecte un message et on crée de l’émotion autour, on ne fait pas juste du ‘joli’. Nous ne sommes ni des exécutants, ni des artistes. Nous sommes vraiment une agence, nous conseillons et nous créons». Si les équipes s’amusent avec la technique, il faut toujours que cela serve un message. « Plus on a de jouets, mieux on les maîtrise, et plus c’est pertinent ». 

Pour Tom Scalabre, la force de Superbien c’est de pouvoir s’adapter à tous types d’événements et de clients, avec une touche de modernité parfois difficile à trouver. « Dans d’autres agences, on retrouve des boss plus âgés, qui viennent d’une école moins libre et plus codifiée. Ici, on se sent vraiment libre : on essaye beaucoup de choses, tout en gardant une esthétique propre ».


90% des clients de l’agence sont des agences d’événementiel. « Ce sont nos référents, nous avons toujours travaillé comme ça. Cela ne nous empêche pas d’être en relation directe avec les marques ». Le milieu de l’événement est un univers solidaire. « On y rencontre beaucoup d’intermittents du spectacle, on retrouve les mêmes gens. On est plus dans une logique de partenaires que de clients / prestataires ».  

L’agence collabore sur des projets à l’étranger, mais toujours créés ou produits par des agences françaises. La question de l’internationalisation n’est pas encore au goût du jour : « On a besoin d’échanger, nous sommes dans un esprit jeune. On aime être tous ensemble, mais on est clairement là pour bosser. Ouvrir un nouveau bureau, ça veut dire réussir à créer un autre cocon ailleurs ». Pour le moment, Superbien se concentre sur Paris, dans les locaux partagés du Perchoir. « Nous cherchions des bureaux plus grands. Au même moment, des amis ont ouvert Le Perchoir. Il s’avère que nous sommes dans la même dynamique que les équipes : leur discours fait écho à ce que nous sommes ». Dès lors, pourquoi ne pas partager des bureaux ?

 

Quant au nom qui interpelle, il sert l’éthique de l’agence. « Nous voulions une expression qui fasse partie du langage commun. Ça peut paraître prétentieux alors que c’est tout l’inverse : c’est un moyen de se mettre la pression. Ca dit clairement ce que l’on veut être, et avec un nom comme ça on a plutôt intérêt à y arriver sinon on risque de s’en prendre plein la tête ». 

 

Retrouvez l'agence sur son site web, Facebook, Twitter, Instagram, Béhance, LinkedIn et Google+


Crédit photo : Virgile Guinard (Say Who)

 


Mélanie Roosen - Le 4 juin 2015
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