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Spintank : Portrait d'agence

Le 11 déc. 2014

A l’occasion de l’ouverture du Tank, le nouvel espace collaboratif de l’agence, Nicolas Vanbremeersch revient sur son parcours et ses ambitions pour Spintank.

En plus de son esprit d’entrepreneur, Nicolas Vanbremeersch a su développer son expertise sur de nombreux sujets. Conseil en stratégie, conseil en développement, mais aussi politique : le fondateur de Spintank a eu une vie avant l’agence. Après avoir coordonné le développement de la Française des Jeux pendant un certain temps, il a beaucoup œuvré dans la webpolitique, de la fin des années 90 à la création de versac, un des principaux blogs français sur la politique. En 2006, il a envie de concilier tous les aspects de sa vie et de sa personnalité dans une activité commune : c’est le début de Spintank.

 

Une agence qu’il crée avec « l’ambition de réinventer la communication pour la marque entreprise et le corporate, avec le numérique », et basée sur une intuition : celle du web social en tant qu’espace public. Pour lui, « les nouvelles règles qui apparaissaient et les nouveaux formats de narration devaient bousculer les codes de la communication ». Au départ exclusivement numérique, Spintank a su conserver son ADN digital pour traiter les sujets corporate de ses clients, auprès desquels l’agence a un rôle de conseil et de production.

La force de l’agence, c’est « une culture de la qualité et de l’artisanat, par rapport à d’autres agences qui peuvent être très ROI-stes, très industrielles. Nous voulons continuer à travailler avec des marques ou des entreprises qui ont des sujets assez complexes, qui s’adressent à la société ». L’agence, qui travaille autant pour des ministères que des grandes entreprises, a une croyance forte : « les entreprises doivent devenir media ». C’est le contenu et la manière de se raconter qui va recréer de l’engagement, de la mobilisation autour de la marque.

Le résultat, c’est une activité orientée sur la stratégie, les plateformes et l’identité des marques. « Quand on se pose la question de la définition à l’heure du numérique, on ne doit pas uniquement travailler sur les moyens mais sur les messages-mêmes. »

 

Un des objectifs de Nicolas Vanbremeersch, c’est de réinventer l’agence de communication. En ce sens, il ouvre aujourd’hui le Tank, « un espace pour travailler de manière collaborative et ouverte». Il s’agit de réunir au sein d’un lieu des talents du numérique pour développer des idées de créativité, et nourrir des projets communs. « Il manquait un lieu qui ne soit pas dédié aux start-up, mais à une variété d’esprits un peu créatifs du numérique ». Pour cette nouvelle typologie de métiers, qui a besoin de se rapprocher de grands groupes et d’institutions sans leur « appartenir », le Tank apparait donc comme une solution adéquate : « c’est un espace avec une vraie mixité. Il n’y a pas de pôles cloisonnés. Nous sommes un catalyseur ».

L’espace de coworking n’est pas nécessairement lié aux activités de l’agence. « De temps en temps, des projets et des soutiens peuvent naître entre les coworkers, ou entre les coworkers et nous. C’est un environnement de travail stimulant ». Un modèle innovant, pour une agence qui chercher à faire innover ses clients, mais qui répond aussi à des questions pratiques : « nous n’avons pas les prétentions d’avoir toutes les ressources en interne ! Nous sommes dans un état d’esprit entrepreneurial ».

La différence avec un espace de coworking  très ouvert, c’est que celui-ci a pour vocation de construire une vraie communauté. « Nous sommes ouvert, mais le véritable objectif, c’est de faire venir des talents durablement ». L’espace sera purement professionnel. « Nous nous positionnons sur un niveau d’ambition et d’exigence assez élevé. De manière événementielle, il y aura dans l’espace des manifestations qui soulèveront des publics plus divers… » 

Une initiative également motivée par un besoin d’ouverture sur le monde. Pour Nicolas Vanbremeersch, « la difficulté en agence est de s’ouvrir sur l’extérieur au-delà d’un projet. Dès l’ouverture, Spintank sera minoritaire au sein du Tank. Les effectifs de l’agence représenteront 40% des personnes présentes ».

Nicolas Vanbremeersch identifie deux besoins : côté agence, et côté coworkers. Pour l’agence, il fallait trouver une nouvelle façon de se connecter, de tisser un réseau. Pour les coworkers, il s’agissait de sortir des lieux en général assez cloisonnés, qui fonctionnent par tribus. « Il existe assez peu d’endroits où l’on fait se rencontrer des free-lance et des entrepreneurs ». Pour lui, « le numérique produit de grandes choses quand des profils très divers se rencontrent. Pas par groupes d’affinité ». Une façon aussi de répondre aux limites du modèle du salariat : « on a besoin de mélanger et d’ouvrir les salariés dans un contexte disruptif ».

Le projet s’inscrit aussi de manière assez naturelle dans les questionnements des clients sur les formats ouverts de collaboration. « Nos clients ont toujours été intéressés par le fait que Spintank est une agence qui fait, et non une agence qui dit ». Investir le Tank, c’est la continuité  de la promesse faite aux clients.

Enfin, Spintank n’a pas l’objectif de devenir la plus grosse agence, mais de faire les plus beaux projets. « On ne veut pas faire de l’innovation gratuite, mais de l’innovation qui marque ». Et pour cela, il était primordial de trouver le lieu et le modèle parfait pour rassembler des talents, de façon libre et collaborative…

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