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Rive Droite Communication : portrait d'agence

Le 6 mars 2015

Valérie Napoly et Kathleen Thomin Carré ont créé leur agence avec l’ambition de mettre l’art au service du business… et vice versa. Rencontre avec les « Orange Girls » qui nous livrent leur vision du métier et leurs aspirations.

« L’agence est fondée sur le concept de l’Art et du Business ». Venant de grandes agences parisiennes, Valérie Napoly et Kathleen Thomin Carré ont choisi de revenir à l’essentiel dans un monde où « chaque euro investi doit vraiment rapporter ». Selon elles, la difficulté de la publicité est aujourd’hui d’avoir un principe stratégique fiable en termes de business et applicable en termes de création. « Comment traduire les valeurs des marques en un objet simple, que le consommateur doit voir ? » C’est pour répondre à cette question que les Orange Girls ont créé Rive Droite : « nous avons inventé un nouveau système : il y a d’un côté un client avec des objectifs, et de l’autre des artistes qui vont fabriquer des objets de communication à destination du consommateur. Nous avons voulu raccourcir la chaîne publicitaire en étant au centre ».

 

Les deux profils se complètent : Valérie Napoly a un profil très business et une grande sensibilité artistique, Kathleen Thomin Carré est son « alter ego », artiste peintre avec un intérêt sincère pour le monde des affaires. « Dans les grandes agences les talents se diluent dans la longueur de la chaîne : prise de brief, service commercial, création, production… et l’artiste n’intervient qu’au bout de cette chaîne. »

 

« Nous intégrons les artistes immédiatement dans le brief », explique Kathleen Thomin Carré. « Ils doivent se sentir engagés, impliqués, et proposer un travail qui soit le leur ». Ils sont associés à des projets précis, parfois en collaboration avec d’autres artistes. « L’idée n’est pas de proposer un photographe ou un peintre au client, mais de trouver une personne capable de résoudre un problème ». L’ambition de l’agence va parfois au-delà de celle des clients : il n’y a pas que les marques de luxe qui ont le droit d’accéder au travail de véritables artistes. « On considère que le public a droit à du beau ». Une autre revendication de l’agence, c’est que l’art peut être populaire. « Quand on voit l’exposition de Jeff Koons, on se rend compte que le beau est aussi dans le quotidien ».

 

La collaboration avec les marques se passe bien : « tous les artistes de talent, quelle que soit leur production, passent leur vie à exercer leur art. Il n’est pas possible de le dénaturer » précise Valérie Napoly. Kathleen Thomin Carré continue : « cela permet de révéler l’un autant que l’autre ». L’association des artistes et des clients passe toujours par l’agence. Le dialogue s’engage naturellement. « Ça crée un nouveau langage dans la publicité, une nouvelle cohésion agence - client."

 

Pour se concentrer sur l’idée, les présentations aux clients sont faites simplement. Le beau, elles le définissent comme « l’excellence de l’art, la cohérence, et l’engagement des artistes ». La créativité est amenée à aller chercher la performance : un artiste permettra d’amener le niveau suffisant pour permettre à la publicité de se confronter à la culture.

 

« Nous sommes parties de zéro, nous voulions vraiment établir de nouvelles règles », précise Kathleen Thomin Carré. « Fini le superficiel, il faut que la pub redevienne chouette ». Et pour que cela fonctionne, « il faut de l’amour, de l’art, du respect et de l’engagement ». C’est pourquoi Valérie Napoly et Kathleen Thomin Carré veulent réinventer le lien entre l’art et les marques : « ça a toujours existé… Mais il faut replacer ça dans un contexte actuel, et un métier de personnes ».

 

Retrouvez Rive Droite Communication :

sur le site web de l'agence et sur Facebook

 

Photo : Franck Harscouët

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