habillage
Agence Raymonde

Raymonde : cultiver l’indiscipline

Le 8 sept. 2017

Quand elle s’adresse aux marques, Raymonde ne fait pas dans la complaisance. Plus qu’un positionnement, elle leur propose un engagement social, de l'intuition et une audace rafraîchissante ! Rencontre.

À l’origine de la création de Raymonde, il y a un peu plus d’un an : Hugo Meunier et Antoine Baume ; deux têtes pensantes qui se posent beaucoup de questions, et notamment sur l’avenir de leur(s) métier(s), de la communication mais aussi de nos modes de vie. « Aujourd’hui, c’est quoi être une agence de pub ? ». La question raisonne comme un leitmotiv dans la tête d’Antoine Baume. Autant de réflexions que les deux fondateurs ont pu nourrir lors de leurs précédentes expériences ; l’un en tant que rapporteur au Conseil National du Numérique, l’autre en tant que planneur stratégique chez Darewin, où ils se rencontrent en 2014.
Sur ce terreau germe l’idée d’une agence de publicité, à la croisée entre ces différents parcours. Deux ans après leur rencontre, l’agence Raymonde prend forme et les deux garçons se forgent une approche. Tout va très vite et ils le savent. Ils ont la résilience, l’agilité et la créativité que leur confère la jeunesse ; une forte sensibilité terrain et une propension naturelle à observer les tendances et les faits de société ; à suivre leur intuition au-delà de ce que la data peut raconter. « Choisir pour baseline de notre agence Naturellement créative, c’est aussi amorcer une prise de parole plus authentique, plus naturelle. », insiste Hugo Meunier. À une époque où la publicité manque de sens, « où l’on communique pour communiquer », où les consommateurs sont sollicités en permanence, un retour aux sources s’impose pour les marques comme pour les agences, qui sont aussi là pour donner le ton.

En communication, les terrains de jeux sont infinis. On ne peut plus cloisonner les savoir-faire, ils sont transverses.

- Antoine Baume

Une nécessité qui se traduit aussi par le refus de se plier aux schémas traditionnels du monde des agences : « Avant d’expliquer aux marques ce que nous savons faire, que ce soit du brand content ou du marketing, nous réfléchissons à des idées, à une manière de les orchestrer. Nous n’aimons pas poser des étiquettes ou seulement nous considérer comme une agence de conseil ou de publicité. », explique Hugo Meunier. « En communication, les terrains de jeux sont infinis. On ne peut plus cloisonner les savoir-faire, ils sont transverses. », poursuit Antoine Baume.
Le duo décide alors de se concentrer sur un premier marché à fort potentiel : celui du jardinage. Après quelques benchmarks, les deux fondateurs réalisent que le secteur est vieillissant mais que les tendances sont de leur côté. « Do It Yourself », « upcycling », course au bien-être, besoin d’authenticité… les consommateurs sont prêts, mais personne n’a encore jamais tenté de démocratiser la pratique du jardinage, notamment pour les citadins. Hugo Meunier et Antoine Baume y voient un signe. Dans leur ligne de mire : Jardiland. À la suite d’un simple message sur Twitter, la jeune agence parvient à décrocher un entretien avec le board de l’enseigne. Deux mois plus tard, elle remporte son appel d’offres alors qu’elle n’a pas encore de site web. « Nous l’avons vraiment joué au culot, et plutôt que d’opter pour une stratégie classique, nous avons fait le pari de rajeunir totalement sa prise de parole. », explique Hugo Meunier. « Nous nous sommes présentés en affirmant qu’il ne fallait surtout pas être dans une stratégie de complaisance. », poursuit Antoine Baume. « De fournisseur de plantes, nous avons transformé Jardiland en un fournisseur de bien-être ! », une vision audacieuse qui a su séduire le groupe.

La force que nous avons, c’est cette conscience sociologique, cette envie d’inciter les gens à faire quelque chose de bien, finalement.

- Hugo Meunier

Cette méthodologie, Raymonde entend la décliner sur d’autres secteurs. L’enjeu au cœur de la démarche : atténuer la dimension purement fonctionnelle des marques, faire briller leur potentiel narratif et épousseter le superflu sans jamais en dénaturer l’essence. « Ce que nous essayons de démontrer à nos clients, c’est que si l’ADN d’une marque est primordial, ce n’est pas l’histoire qui compte mais la façon de la raconter. », explique Antoine Baume. Il s’agit de faire marcher la machine à storytelling, d’y ajouter un soupçon d’entertainment « sans pour autant tomber dans l’effet poudre aux yeux qui peut s’avérer déceptif. », souligne Hugo Meunier.

La règle ? Ce qui est dit sur les réseaux doit être traduit de manière physique ! Il découle de cette façon de travailler une envie de ré-humaniser les marques mais aussi de s’inscrire au cœur de problématiques durables : « La force que nous avons, c’est cette conscience sociologique, cette envie d’inciter les gens à faire quelque chose de bien, finalement. », explique Hugo Meunier. Une règle de conduite qui porte ses fruits depuis déjà un an et qui a su convaincre d’autres annonceurs à l’instar des 2 Vaches (Danone), de Chevignon, de Spotify ou encore de Puressentiel. Objectifs pour 2018 ? Partir à la recherche d’autres secteurs à revitaliser et « continuer à susciter de l’engagement à tous les niveaux : pour nos clients, dans nos campagnes et chez nos talents ! ».

 

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.