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Portrait de Startup : TokyWoky

TokyWoky propose une brique astucieuse aux e-commerçants : un outil qui permet à leurs visiteurs de partager en direct leurs bons conseils. Efficace.

TokyWoky a été fondé en 2013. A la barre, Quentin Lebeau (CEO), Thimothée Deschamps (COO) et Raphaël Prat (CTO). Quentin et Thimothée sont des amis de lycée, Raphaël a rejoint le clan plus tard en apportant ses compétences techniques. « Nous avions beaucoup d’idées pour monter une startup, notre logique a donc été de se dire « testons-les toutes, si elles sont mauvaises on le découvrira très vite ». Nous sommes donc passés de projets en projets tous les trois, des projets assez différents mais qui étaient tous focalisés sur cette idée d’entraide en temps réel. Nous voulions dépasser le process d’un simple forum et rentrer dans une ère vraiment synchrone question/réponse. Le concept de TokyWoky a alors germé : créer un lien pour que les internautes puissent s’aider les uns et les autres sur des sites e-commerce, des sites de marques quand ils cherchent à acheter quelque chose d’utile. », précise Quentin Lebeau. « Pour une fois nous nous sommes retrouvés face à des clients qui étaient prêts à payer. Nous avons tout de suite compris qu’il y avait un besoin réel et que ce service n’existait pas jusqu’à lors. »

Et le moins que l’on puisse dire c’est que Quentin, Timothée et Raphaël ont eu du flair. Selon une étude menée par CCM Benchmark pour Eulerian Technologies, 67% des internautes se renseignent souvent, voire systématiquement sur Internet avant d’acheter en magasin physique. Chez les 18-35 ans, ce taux grimpe à 74%. 80% des internautes ont besoin de l’avis de leurs pairs et ils leur font, en moyenne, 12 fois plus confiance qu’aux vendeurs.

Début 2014, ils testaient leur premier prototype sur Wanimo.com et Pêcheur.com. Les résultats obtenus chez ces clients et l’enthousiasme des premiers utilisateurs les ont poussés à accélérer dans cette voie. Le système est simple : j’ai besoin d'un conseil (par exemple, je veux savoir si un pull taille petit ou grand), je me rends sur l’onglet prévu à cet effet et je pose ma question aux visiteurs actifs. « C’est une relation en one to one avec chacun d’entre eux. », précise Quentin Lebeau. « Ce qui est le plus important pour nous, comme pour le client c’est l’engagement : la capacité des gens à essayer de répondre, à avoir une relation sociale ». L’onglet est ouvert à tous, sans aucune obligation de s’inscrire. En faisant confiance à ses clients, la marque réduit ses coûts de support client (-25% en moyenne) et augmente ses ventes (+7% en moyenne) tout en obtenant des informations précieuses sur son offre et ses produits. Côté utilisateur, le TokyWoky permet à un visiteur de demander conseil aux centaines de visiteurs connectés au même site que lui au même moment. L’objectif : se rassurer avant l’achat en obtenant des conseils de confiance en temps réel.

Lancé début 2014, TokyWoky est installé sur une quarantaine de sites marchands français dont une vingtaine de marques leaders sur leur secteur (Kiabi, L'Oréal Paris, Lancôme, Wanimo, Pêcheur.com, Promod, Rue du Commerce, Jennyfer...). La startup vient récemment de lever 700 000 euros auprès d'entrepreneurs du Web (50 partners, LER -Les Entrepreneurs Réunis) pour poursuivre son développement en France et à l’international. La startup a prévu de s’étendre rapidement en Angleterre, Espagne, Italie, aux Etats-Unis et au Brésil.

L’équipe est constituée d’une dizaine de personnes : essentiellement des Community Managers, des directeurs commerciaux et des développeurs. « Nous travaillons pas mal avec Microsoft parce qu’on utilise leur technologie et, dans ce cadre, nous avons eu la chance d’être sélectionnés pour participer au NRF-National Retail Federation, le plus gros salon du genre aux USA. Cela nous a permis de rencontrer beaucoup de décisionnaires internationaux de grandes marques et de distrivbuteurs. », explique Quentin Lebeau.  

Le prix de TokyWoky varie en fonction du trafic du site et de différentes options : la startup peut faire office de CM pour ses clients, elle propose des services de création de SEO et un travail d’analyse sémantique pour créer une connaissance client en temps réel, pour un coût qui varie entre 500 euros et  plus de 10 000 euros par mois. 

« D’autre boîtes en France, proposent des services relativement similaires au nôtre. La grande différence tient au fait qu’ils vont permettre à une boite de sélectionner elle-même les ambassadeurs qui ont le droit de répondre aux questions. Séduisant pour les marques qui ont très envie de contrôler le trafic sur le site, mais le résultat est forcément biaisé pour le client », déclare Quentin Lebeau.  

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