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hungry and foolish

Hungry and Foolish, l’agence culottée

Le 16 déc. 2016

L’audace créative, c’est bien. Combinée à l’intelligence stratégique, c’est mieux. Un parti-pris défendu par Jean-Benoist Werth et Vincent Barbate.

Il aura fallu moins de 6 mois et quelques recrutements clés à Vincent Barbate, Jean-Benoist Werth, Josselin Martin et Matthieu Reinartz pour donner naissance à Hungry and Foolish.

« La première étape a été de muscler le planning stratégique chez Ledouze, qui était jusqu’alors endossé par les 4 associés. La seconde a été de faire auditer l’agence par Marc Audrit, un de nos anciens clients, qui était VP monde de la marque Western Union, alors fra^chement recruté ». Les équipes se posent les bonnes questions, découvrent pourquoi l’agence est choisie (ou pas) par les clients, s’imaginent dans plusieurs années… « C’est toujours plus intéressant de se découvrir à travers un regard externe. On a compris qu’il y avait quelque chose à faire, et c’est ainsi que nous avons construit la nouvelle agence », explique Jean-Benoist Werth.

Car ne vous méprenez pas : si le terreau est le même, Hungry and Foolish n’est pas un rebranding de Ledouze. Il s’agit d’une nouvelle agence à part entière, avec un nouveau positionnement et une nouvelle ambition : conseiller les annonceurs en culot stratégique et créatif. Pour les équipes, il est impensable de clamer l’audace créative sans l’audace stratégique. « Nous ne voulons pas nous inscrire dans le buzz, le coup éphémère. Toutes les agences recherchent le décalage créatif, c’est quasiment une obligation en publicité. Mais nous pensons qu’il est vital de l’accorder à une intelligence stratégique. Nous vivons un vrai changement de fond, ambitieux, avec l’envie de nous affirmer sur le marché ». L’objectif est d’inscrire les marques sur le long terme, à travers des territoires de communication pérennes. Définir son utilité est plus important que les prix publicitaires : la marque peut en tirer profit. « On préfère le storydoing au storytelling ».

Le culot s’envisage comme un dénominateur commun à toutes les actions de l’agence, y compris le côté entrepreneurial. Il ne s’agit pas de l’appliquer simplement aux campagnes de communication ou aux discours, mais de l’instiller dans tout ce que font les équipes. En termes d’organisation, par exemple, pas de bureaux fixes. Même pour les boss. « Cela permet de redécouvrir les talents, d’interagir avec tous les collaborateurs ». Le résultat direct, c'est la composition des meilleures équipes possibles par projet, sans chaînes de commandement à rallonge. Mais ce n’est pas tout… Chaque client a un badge pour se rendre à l’agence. « Ils viennent ici quand ils le veulent. Cela crée de la relation, de la proximité, et a fortiori du business ». Les nouveaux locaux accueillent désormais un bar et un espace de coworking pour recevoir clients et partenaires.

Il se passe encore plus de choses autour d’une table et d’un café qu’au téléphone.

Les clients historiques ne sont pas surpris par le changement. Dans une agence à taille humaine, on connaît bien ses partenaires : « ça allait dans le sens de l’histoire qu’on leur racontait, une histoire qu’on avait vécue ensemble. Pour eux, la démarche était logique » confie Vincent Barbate.

Hungry and Foolish ne compte pas s’arrêter là. Dans un contexte où les frontières culturelles se brouillent de plus en plus, l’agence réfléchit à un programme façon Erasmus de la Pub. Qu’elles se trouvent en Australie, aux Etats-Unis ou aux Pays-Bas, les agences devront partager les valeurs d’audace, d’intelligence et de diversité chères à Hungry and Foolish.

Autre valeur importante : l’appétit et la passion pour le métier. « Dans la mesure où nos clients ont accès à l’agence, ils sont amenés à être en contact avec tous les collaborateurs, notamment ceux qui ne sont pas en clientèle. Ils rencontrent les créatifs, certains experts, échangent avec eux… Ça fluidifie les échanges et enrichit la relation ».

Nous préférons recruter quelqu’un qui a planté sa boîte mais qui aura une vision qui dépasse son métier.

S’il n’y a rien d’officiel « à la Google », on sent que la culture « startup » d’Hungry and Foolish infuse à tous les niveaux. Chacun a des projets à côté de ceux de l’agence, qu’ils soient entrepreneuriaux ou personnels, et tout le monde collabore dans une optique d’entraide et de soutien. « Ce qui est dommage en France, c’est que l’on sacralise un peu trop le côté Entrepreneur. Il n’y a rien de compliqué ! Il suffit de se jeter à l’eau avec un peu de créativité et une bonne dose de culot ! ».

Lancez-vous… !

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