actu_27269_vignette_alaune

Hopscotch : portrait d'agence

« Il faut susciter l’échange » . En 2000, Nathalie Bernard crée Hopscotch, devenu aujourd’hui Hopscotch Paris. Rencontre d’une agence pour qui « la richesse vient des différences » .

« J’ai un parcours d’agences ». Plutôt partie pour faire du marketing, Nathalie Bernard croit aux rencontres. « A l’école, j’ai effectué une mission étudiante en RP, j’ai voulu creuser cet aspect de la communication ». Après une expérience en marketing direct, Nathalie Bernard rejoint Tri-Media puis ce qui deviendra Cohn & Wolfe. Elle y rencontre Jérôme Lascombe, avec qui elle fonde Hopscotch en 2000. « On voyait qu’Internet transformait la société et la communication : avec son arrivée, nos façons de vivre et de consommer ont changé ». L’agence commence avec une dizaine de consultants, et des clients conséquents. « Yahoo a été l’un de nos premiers budgets. On baignait dans cette effervescence des startups, de l’internet et du numérique ». Cet écosystème accompagné d’un savoir-faire RP et « d’une furieuse envie de faire différemment » confère à l’agence un positionnement dynamique, de remise en question perpétuelle. L’évolution des modèles se ressent également dans l’historique d’Hopscotch Paris, qui co-crée Human to Human, pense Hopscotch Broadcast, Hopscotch Capital, Hopscotch Europe… « En 2010, nous nous sommes rapprochés du Public Système. Aujourd’hui, le groupe se consolide : nous emménageons dans des locaux communs pour créer encore plus d’échanges entre les agences au sein du groupe, qui devient Hopscotch Global PR Group ». De son côté, l’agence est renommée Hopscotch Paris.

Avec ce renouveau vient un changement d’identité. « Nous avons toujours aimé être sérieux sans nous prendre au sérieux : nous avons toujours travaillé l’aspect ludique de la marque ». Le nouveau logo porte un message : « nous sommes plus installés, mais on garde notre état d’esprit ». Nathalie Bernard explique qu’elle a voulu garder une culture de startup. « C’est moins facile à 100 qu’à 30 personnes, mais on a des gens qui sont curieux, à l’affût des opportunités, qui aiment observer ce qui se passe et l’apporter à nos clients ». La vocation d’Hopscotch Paris, c’est d’être au service des annonceurs, et de se structurer pour répondre et anticiper leurs demandes dans une démarche d’innovation et de créativité.

« Le numérique a bousculé énormément de pratiques et d’approches. Nous avons eu la chance d’être directement plongés dans le grand bain ». Nathalie Bernard s’intéresse aux histoires de marques pour leur utilité, leur capacité à changer les choses. « Je m’intéresse aux modèles dans les services rendus et la différence apportée ». Chez Hopscotch Paris, on entre par l’usage, le bénéfice, « plutôt que par la théorie ». Tout est en mouvement : il est important de l’être aussi. « Ce n’est jamais fini : le monde de la communication a connu en 20 ans plus de bouleversements qu’en 100, avec son lot de progrès et d’erreurs ».

L’agence choisit une approche stratégique orientée autour du Reputation Design : « la réputation est partout, y compris évidemment dans le monde numérique, elle est au cœur du business ». C’est elle qui fait et défait des entreprises, des institutions et des marques. Quant au design, « il recouvre la notion de sur-mesure, de collaboration, d’ouverture et d’innovation ». Et de coopération : « nous construisons avec nos clients ». Cette stratégie est cristallisée autour d’une marelle d’offres : pas de frontières, pas de silos. Il faut que ce soit vrai pour être efficace, « et ça se ressent dans le projet du groupe : nous facilitons des collaborations par un rapprochement géographique ».

« On a besoin de lire, de sortir, de comprendre ce qu’il se passe : aujourd’hui, si on dort sur ses lauriers on est mort ». Loin de vouloir rester dans une zone de confort, « d’abord parce que ce n’est pas drôle », Nathalie Bernard a la conviction que l’on travaille bien si l’on a envie de se lever le matin. « Il ne faut surtout pas s’inscrire dans une routine, et pour filer la métaphore j’ai envie de me coucher le soir en ayant appris quelque chose, sinon je m’ennuie ». Pour cultiver cela, Nathalie Bernard s’appuie sur ses équipes et les incite à partager leurs expériences. « Avant les idées et les résultats, nos clients cherchent des équipes. Il faut les former, les transformer, et ce dès leur arrivée ». Chaque année, Hopscotch Paris organise un Hopscotch Collège, dont le format est renouvelé. « Tous les collaborateurs participent ». Les Hopcamps, une fois par mois, permettent aussi de réunir tous les salariés pour évoquer un sujet qui interpelle, créer une expérience commune et partager les histoires.

 

« Je m’occupe beaucoup du recrutement. Je cherche des gens qui prennent du plaisir à ce qu’ils font ». Les gens sont impliqués, mais « on passe beaucoup de temps à travailler : il faut y trouver son compte ». Nathalie Bernard rencontre chaque recrue avant son arrivée. « J’ai besoin de candidats qui s’intègrent dans cette culture d'agence ». Ce qui n’empêche pas d’avoir des profils variés : « c’est de nos différences que l’on fait quelque chose de riche ». Au niveau de l’organisation, Nathalie Bernard est entourée de deux directeurs généraux associés, Cécile Granat et Eric Fourmental. « On gère tous les trois des clients : au quotidien, c’est cela qu’on aime. Sincèrement, remplir des tableaux Excel toute la journée, je ne trouve pas ça excitant… ». C’est aussi cette implication que les clients viennent chercher. « On aime faire bouger des choses, et on le fait ensemble ».

 

Retrouvez Hopscotch Paris sur son site web, Facebook, Twitter, Pinterest, Slideshare et Linkedin.

premium2
commentaires

Participer à la conversation

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.