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Greffe d'implants sur salariés

Le 29 avr. 2015

Chez Epicenter, on ouvre une porte et on actionne la photocopieuse par un simple geste de la main. La société suédoise expérimente depuis peu les puces RFID greffées sous la peau. Un journaliste de la BBC a tenté l’expérience.

Tout le monde a déjà entendu parler du paiement par mobile : un procédé qui devrait se généraliser. Mais qu'en est-il du paiement et de l'identification par implant ? Peut-on déjà s’imaginer payer son café et sa baguette de pain en se faisant scanner une partie du corps ? L’idée paraît tenir de la science-fiction, pourtant, elle est plus probable qu’il n’y paraît.

 

Epicenter, un complexe de bureaux suédois spécialisé dans les nouvelles technologies à Stockholm, a décidé de se familiariser avec cette pratique dont elle ne doute pas qu’elle sera bientôt omniprésente. Avec l’aide d’un groupe de bio-hacker, spécialiste de la modification corporelle, elle a implanté à près de la moitié de ses 700 employés des puces RFID (identification par radiofréquence), de la taille d'un grain de riz. Un journaliste de la BBC s’est rendu sur place pour un reportage : il a découvert avec stupéfaction un espace où il n’est plus utile d’avoir un badge ou des clefs. L’implant permet à chacun de s’identifier, de passer les portes verrouillées par un code, d’activer la photocopieuse et même la machine à café. Le journaliste, investigation oblige, s’est même laissé tenté par l’implant : une intervention douloureuse mais courte, qui s'opère entre le pouce et l’index.

 

Hannes Sjoblad, dont la carte de visite électronique « chief disruption officer at the development » est enregistrée sur sa propre puce et peut être consultée par un simple effleurement de smartphone, explique : « Nous interagissons avec la technologie tout le temps. Aujourd'hui, c’est un peu rébarbatif nous avons sans cesse besoin de codes PIN et de mots de passe. Ce ne serait pas plus facile et plus intuitif avec un simple toucher de la main ? ». Pas très intuitif tout de même, puisqu’il faut se tordre la main pour activer la photocopieuse déclare le journaliste.

Pour Hannes Sjoblad et le groupe de bio-hackers, l’objectif est avant tout de bien comprendre ce procédé d’identification par puce, afin d’être prêts lorsque le gouvernement ou les grandes entreprises leur en feront la demande. Le plus tard possible espérons-le…

 

Source: BBC

Sylvie le Roy - Le 29 avr. 2015
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