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Favoriser l'innovation avec un RSE

Un Réseau Social d’Entreprise permet de générer l'innovation. Quelques enseignements sur les avantages de ce type de solutions par Antoine Hébert & Antonin Guyader de l'agence Novius.

Pour la plupart des entreprises, les nouveaux défis claquent comme un coup de semonce. Il s’agit de « s’adapter ou mourir ».

L’innovation n’a jamais été aussi nécessaire. Pour la susciter, le management s’ouvre plus volontiers aux techniques du participatif. La culture du net nous sensibilise tous les jours un peu plus à l’intérêt de l’intelligence collective et la génération Y qui pousse aux portes de nos organigrammes ne saura sans doute pas penser les organisations autrement.

En permettant de faire germer la créativité dans une culture collaborative, le RSE s’inscrit naturellement dans ce nouveau paysage. Mais on aurait tort de l'envisager comme un simple outil. Il est bien plus que cela. C’est un état d’esprit. Des grands groupes ont déjà sauté le pas : Auchan, Alcatel Lucent, Orange, Renault . Ils ont compris qu’un RSE est une opportunité formidable qui pourrait s’avérer essentiel pour déployer les stratégies de demain.

 

 

Qu’est ce qu’un RSE peut apporter en matière de communication interne ? Quelle est sa fonction et sa valeur ajoutée ?

 

Antoine Hébert : On aurait tort de penser tout de suite à l’outil lorsque l’on parle de RSE. Son principal apport est de pouvoir décloisonner l’entreprise.

 

Le principe fondamental d'un RSE est d'organiser les données que l’on appelle "non structurées" d'une entreprise : les conversations, la connaissance, les savoir-faires, mais aussi les relations entre collaborateurs. Il installe une nouveau mode de communication interne qui facilite les échanges au niveau de l’entreprise en général ou dans un service, un groupe projet, etc…En donnant aux collaborateurs une plateforme unique, les silos et les barrières géographiques tombent pour laisser place au travail collaboratif, à l’entraide, à l’innovation entre services, au partage de retours d’expérience …

A un niveau plus général, les objectifs d’un RSE visent à accroître la productivité, à mieux identifier des experts au sein de l’entreprise, ou à favoriser l’innovation transversale.

Les buts dépendent avant tout du choix du maître d’œuvre et de la culture d’entreprise : on peut concevoir un RSE orienté vers la conversation ou un autre tourné vers la gestion de la connaissance. 

 

 

Quel est le rôle des managers et de la direction dans l’animation d’un RSE ? Qu’est-ce qu’un réseau social d’entreprise change dans leurs pratiques ?

 

Antonin Guyader : La direction et les managers jouent à la fois un rôle de moteur et d’exemple. Une conduite du changement proactive est un élément indispensable pour faciliter l’adoption du RSE par les salariés. Cela demande selon nous plus de pédagogie que de coercition : faire la preuve de l’intérêt d’un tel système est plus efficace que d’imposer un usage.

 

Concrètement, une fois le RSE mis en place, la direction peut accomplir des actions marquantes  par exemple « nous ne communiquerons plus par courriels internes sur tels et tels sujets » , organiser de petites formations internes, déléguer une partie de son discours à des relais, mais aussi accueillir les retours d’expérience de ses salariés pour identifier les pistes d’évolution.

 

Enfin, le RSE demande à la direction et aux managers un effort d’ouverture et de partage : fluidifier l’échange entre les acteurs de l’entreprise implique d’accompagner les discussions autant que de les maîtriser – dans les limites du raisonnable évidemment.

 

Comment structure-t-on l’animation et la modération d’un tel outil ?

 

Antoine Hébert : L’implication de la direction et des managers est donc nécessaire mais non suffisante, en particulier dans les entreprises moyennes et grandes.

 

L’identification de salariés engagés ou de community managers internes permet de structurer les échanges : ils sont un pilier du RSE, guidant les utilisateurs, faisant vivre/modérant les échanges et « prenant le pouls » de la communauté. A leur influence se greffe celle d’early adopters, qui constitue un maillon important dans le « décollage » d’un RSE : ces « évangélistes » permettront aussi bien de le faire vivre que d’aider à son amélioration. Ils pourront également être des supports pour les utilisateurs ayant moins d’assurance.

 

La consolidation du réseau vient de l’élargissement de cette base à une partie plus large des salariés (croire que tous s’y plongeront serait illusoire). Ici, pas de miracle : ils y viendront, s’ils y trouvent un intérêt professionnel (poser une question et recevoir une réponse d’une personne à qui on n’imaginait pas pouvoir la poser, centraliser l’ensemble des échanges autour d’un projet, aider des collègues et ainsi devenir une référence interne, etc).

 

Il n’y a pas de recette miracle, mais nous pensons qu’un bon postulat de départ est que ce nouvel espace doit être porteur d’une grande souplesse jusque dans le ton des échanges pour permettre aux initiatives d'émerger et de développer l’esprit collaboratif.

 

 

Pour en savoir plus sur les RSE - inscrivez-vous aux Ateliers Formations - Doc School :
Télécharger le programme:  rse.pdf

Créer et animer son Réseau Social d’Entreprise - Enjeux et objectifs, usages et bonnes pratiques – une journée pour relever les défis de l’entreprise 2.0

Prochaines dates :  7 juin   //   11 octobre  //  13 décembre

 

Antoine Hébert

Directeur Marketing et responsable de l'activité social média de Novius.
Depuis 1995 dans l'internet, il a participé au développement de plusieurs sociétés dans le domaine des nouvelles technologies. Il a formé plus de 130 Directeur Marketing et Communication aux stratégies communautaires. Il enseigne également au sein de plusieurs Ecoles et Universités (ISCPA, INSA, Université Lyon 1 et 3)

 

Antonin Guyader

Chef de projet chez Novius
Il est en charge de l’activité RSE à l’agence Novius de Paris. Après différentes expériences en start-up, dans la presse (Le Monde, Infopro communication) et l’édition (Seuil), il est notamment en charge de projets au sein du groupe Les Echos, à Libération ou au Groupe Alpha.

 

 

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