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Visa offre la possibilité de payer avec une montre connectée

Le paiement totalement dématérialisé... c'est pour bientôt

Le 12 déc. 2017

Visa en tout cas mise dessus. Et les avantages sont multiples. Mais pour y parvenir, il faut que tout le monde s’y mette…

« Pour qu’une innovation fonctionne, il faut faire preuve de pédagogie » explique Catherine Palacios, Responsable communication Europe du Sud pour Visa.

Des laboratoires géants pour tester les formats

Le paiement dématérialisé est encore en phase de déploiement, notamment via des nouveaux outils. Pour parvenir à un usage totalement démocratisé, Visa teste l’appétence des consommateurs et consommatrices, notamment celle les millennials dans un certain nombre de manifestations. « Nous organisons de plus en plus d’événements 100% cashless, qu’il s’agisse de festivals ou d’événements sportifs ». A l’occasion du Boardmasters 2017 par exemple, surfeurs et festivaliers ont pu utiliser des bracelets connectés pour effectuer toutes leurs transactions. « Les retours sont très positifs : outre le côté pratique de ne pas avoir besoin de se promener avec de l’argent dans les poches, tout est prépayé ».
Boardmasters with Visa 2017
Pour Nicolas Daghero, Responsable communication France de Visa, l’objectif est de proposer une expérience fluide, sans freins, de lever les contraintes. Le programme Visa Global Transit Solutions, conçu pour développer l’usage de cartes bancaires plutôt que de titres de transport, s’inscrit dans cette démarche. « La technologie est déclinable à l’infini. Photographier un vêtement et le retrouver en ligne pour le payer directement, acheter un titre musical reconnu par Shazam, ou un film dans un avion, … »
… et même faire des achats depuis sa voiture !

A l’occasion de Visa Futures, l’événement européen organisé chaque année par Visa, les participants-antes ont pu découvrir des solutions de paiement intégrées au véhicule intelligent. Payer sa place de parking sans parcmètre, commander une pizza à emporter depuis son tableau de bord, faire le plein sans avoir besoin de sortir sa carte bleue, …

Learning from the past, respecting the future

La biométrie préemptée par les baby-boomers

Le succès des solutions pensées par Visa doit convaincre trois cibles : les commerçants-antes, les banques et les consommateurs-trices, et tous n'avancent pas à la même cadence, avec des distinctions notamment selon les localisations.

« Nous mettons en place des pilotes pour tester nos solutions. En Angleterre ou en Espagne, les objets connectés sont déjà adoptés », confie Catherine Palacios. Mais les différences de culture et d’habitudes ne permettent pas de démocratiser un usage au même rythme dans chaque pays. « En France, les gens sont plus enclins au paiement mobile qu’aux objets connectés ». Une solution qui englobe le paiement par téléphone en point de vente, mais aussi les transactions effectuées en ligne depuis un terminal mobile.

Au niveau du paiement sans-contact, la France représente le troisième marché européen de Visa, derrière le Royaume-Uni… et la Pologne ! Surprenant ? « Pas tant que ça : les cartes bancaires sont arrivées relativement tard en Pologne et ont directement été équipées d’une technologie sans contact ».

Parmi les autres moyens de paiement envisageables, la biométrie rencontre son plus fort potentiel d’adoption… chez les baby-boomers ! « Il y a un côté rassurant : cela leur permet, s’ils oublient leur code ou leur carte, d’avoir un moyen de paiement. Par ailleurs, il est plus compliqué de voler ou de hacker une empreinte digitale ».

Le tout-dématérialisé : des économies de temps… et d’argent

Visa se positionne comme une entreprise « B2B2C ». « Pour élaborer nos solutions, nous devons travailler avec des banques, des distributeurs et des constructeurs comme Samsung ou Apple ». Et le bénéfice de ces solutions doit aussi leur revenir, notamment en ce qui concerne les commerces : si s’équiper en matériel a un coût, il doit être largement rentabilisé par les économies permises par un paiement sans contact. « Le cash est coûteux : il faut quelqu’un pour compter, s’équiper pour le stocker en toute sécurité, payer un transport de fonds, … les paiements digitaux enlèvent une grosse partie de ces charges ».

Les pouvoirs publics sont également concernés. « Il faut l’appui et l’aide des gouvernements, pour imposer un montant minimum autorisé. En Italie, une loi oblige les commerces à accepter un paiement électronique quelle que soit la somme. L’Espagne réfléchit également à un package législatif ». Nicolas Daghero précise que si en France un tel décret n’existe pas, le gouvernement a mis en place, suite aux attentats de janvier 2015, un comité national des paiements scripturaux. Son objectif, « moderniser les moyens de paiements en France » notamment par l’accroissement des possibilités de paiements par carte et virement, la facilitation des paiements instantanés, ou une meilleure facilité du déploiement des équipements. « Ces mesures servent à faciliter l’expérience, mais également à limiter les paiements importants en espèces. Par ailleurs, elles doivent permettre à la France de gagner en compétitivité ».

Des solutions inspirées par les régions les moins connectées

On pourrait penser que les équipes de Visa vont puiser leur inspiration du côté des territoires ultra high-tech, où les usages sont déjà bien avancés. « Mais ce sont ceux qui manquent cruellement de technologie qui nous demandent de faire preuve d’innovation et d’imagination ». Ainsi, en Inde, où les terminaux bancaires ne sont pas légion mais où chaque habitant-ante possède un téléphone mobile, les commerces sont équipés d’un QR code unique permettant d’effectuer une transaction de façon simplifiée. « C’est la méthode du push paiement, qui peut fonctionner aussi bien dans un point de vente que dans un restaurant ou un taxi ». Grâce à ce système, le compte est ensuite crédité dans la demi-heure – contre 48h pour un virement.

« Nous tenons à déployer des stratégies locales : ce qui fonctionne en Scandinavie n’a pas forcément son utilité en Afrique. Mais parfois, il y a des synergies qui se créent ». Ainsi, le système de push payment est très utilisé en Afrique.

Un autre exemple nous vient d’Amérique du Sud, où certaines personnes devaient parcourir 10 à 30 km chaque semaine pour percevoir les aides de l’Etat. « A une certaine époque, ces aides étaient reversées en espèces, et celles et ceux qui en bénéficiaient risquaient de se faire voler sur le chemin du retour ». Depuis, les équipes de Visa ont mis au point des cartes qui se créditent directement. Une technologie que l’on retrouve au Royaume-Uni, où les migrants reçoivent des aides versées sur des cartes prépayées.

L’idée n’est pas de lancer un produit local en espérant le décliner à grande échelle : « nous analysons les besoins en fonction des régions pour développer des solutions particulières – si elles fonctionnent, nous réfléchissons à une adaptation pour répondre à d’autres besoins ».

 

Et pour identifier ces besoins, les équipes ne lésinent pas sur les sessions de design thinking, notamment avec les commerces. « Ce sont eux qui sont en contact avec les clients et clientes. Ils peuvent identifier les points de friction dans les étapes du parcours et de consommation. Nous voulons trouver des solutions ».

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