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Elan-Edelman : portrait d’agence

Le 6 nov. 2015

« Nous nous battons pour une vision de l’influence qui nous tient à cœur ». Marion Darrieutort, Présidente d’Elan-Edelman, se présente dans un portrait aussi personnel qu’inspirant.

« Dans ma vie, deux événements permettent d’expliquer mon parcours ». Marion Darrieutort confie qu’enfant, alors qu’elle voulait sauter dans les flaques d’eau comme son frère, sa mère lui demande de les contourner. « Pourquoi moi je n’avais pas le droit ? ». Bercée par Christian Blachas et les années Culture Pub, elle l’admire et veut être comme lui. « Je n’ai pas été élevée dans une culture de l’entrepreneuriat : mon père présidait un tribunal et ma mère était prof d’éco ». Ce qui lui a permis d’enfin sauter dans la flaque, c’est la maladie de son mari. « Derrière une entrepreneure, il y a un homme. Un patron, un mari, un mentor. Car les femmes ne sont pas élevées dans la culture du risque et de l’audace ». Autrement dit, pour qu’une femme puisse se lancer, il faut souvent une rupture, un choc. « Pourquoi devrait-on avoir besoin de ça ? Ce n’est pas normal ! »

Mais après un parcours en agence chez I&E, TBWA et Edelman, Marion Darrieutort veut se lancer. « Mon parcours est hyper linéaire, mais il m’a permis d’apprendre de toutes mes expériences. Chez I&E, j’ai appris l’amour du métier. Chez TBWA, la culture de la disruption, de la chasse, du new business. Chez Edelman, comment faire ce métier à l’international ». Et toujours des hommes pour l’accompagner. « J’avais envie de faire bouger les lignes du métier ! Les blogueurs arrivaient, les réseaux sociaux… La news devenait mondiale, la gestion des sujets devaient l’être ».

 

Marion Darrieutort se bat aux côtés de Nicolas Narcisse, son partenaire et associé, pour que les agences se considèrent avant tout comme des entreprises. « Pourquoi dans les agences faudrait il s’abstenir de faire passer des entretiens annuels, de réfléchir à une politique RSE ? »  Or une agence est une boîte comme une autre : « on doit réfléchir à nos talents, à la diversité dans nos métiers ». Selon elle, une agence a les mêmes droits et les mêmes devoirs que n’importe quelle entreprise… y compris au niveau des congés maternités. « Aujourd’hui, j’ai deux petits garçons. On peut être une femme, mariée, mère, et s’épanouir dans ce métier. Notre responsabilité est aujourd’hui de dire aux plus jeunes qu’il est possible d’avoir une carrière et une vie de famille épanouissante en agence de com ». La responsabilité du management est alors de donner la permission aux employées. « Les patrons doivent comprendre cela : il faut les féliciter, les encourager, se réjouir et non pas les stresser ». De la même façon, les dirigeants d’agences ont la responsabilité de former leurs équipes. « On a toujours dépensé plus d’argent en formation que le minimum légal ». Travailler à l’employabilité des collaborateurs, c’est considérer que personne n’appartient à personne, tout en capitalisant sur l’aventure commune. « Quelle empreinte positive je peux laisser à mon niveau ? Je veux travailler sur l’équilibre de vie et le développement professionnel de mes équipes ».

 

Avec son agence, Marion Darrieutort invente l’entreprise de demain. « Les nouvelles générations ne croient plus au CDI, ont envie de mobilité, de créer leur boîte, d’être entrepreneur de leur carrière ». Pour elle, c’est toujours une fierté quand un collaborateur invente quelque chose. « J’en ai encouragé beaucoup, je les accompagne sur leurs projets en dehors de l’agence ». Les modèles uniques n’existent pas, il faut expérimenter. « Je fais du test & learn ; c’est difficile pour un dirigeant de se dire que tout ce que l’on a appris ne fonctionne plus. Mais j’adore ça ». Richard Edelman a aussi cette culture-là. « Il l’a insufflée à 5 000 personnes partout dans le monde ». Il encourage Marion Darrieutort à innover, à essayer. « C’est ce qui s’est passé avec les locaux, notre ‘’Maison d’Influence’’ : nous avons voulu un lieu à la hauteur de cet esprit ».

Aujourd’hui, le positionnement de l’agence, c’est l’influence. « Depuis 2008, on se dit que le monde des RP change. Les gens ne veulent pas juste être visibles et connus, ils veulent être influents ». Les agences ne sont plus jugées au poids du press book, mais à l’empreinte que laissent les marques et les entreprises dans le débat public. « Elles doivent devenir un acteur positif de la société ». C’est l’idée à l’origine d’Elan, « et nous n’en avons pas changé avec la fusion ». Dans le monde dans lequel on vit, tout est sous influence : il s’agit de faire bouger les lignes d’une industrie, d’un marché, d’un secteur d’activité. Aujourd’hui plus que jamais, une mutation s’opère. « Nous sommes convaincus que l’influence est le nouveau paradigme, non pas de la communication, mais du business ». Les réponses ne sont plus apportées en silos mais avec un regard capable de couvrir tous les sujets.  « J’y crois. Nous sommes une nouvelle catégorie d’agences : une agence d’influence ».

Et aujourd’hui, l’influence a un toit. Avec sa nouvelle maison, Marion Darrieutort pose les jalons : « si on ne fait rien ensemble, les RP sont mortes ». Autour d’une démarche d’ouverture aux autres, aux clients, aux confrères, aux journalistes, elle crée un symbole. « Nous voulons avancer avec détermination et travail. On nous donne les moyens de continuer cette ambition : nous le faisons ».

 

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