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Art Bridge : créer des ponts entre les artistes pour des œuvres uniques

Le 2 déc. 2016

François Brun et Olivier Bassuet nous présentent Art Bridge, dernier venu de la tribu Quad.

Quad Group, ce sont 8 maisons de production, autant de spécialisations et plus de 600 projets en 6 ans. On y retrouve Quad Cinéma, notamment à l’origine d’Intouchables ; Quad Productions, dédiée à la publicité traditionnelle ; Wizz Design, spécialiste de l’animation ; Where Is Brian, production dédiée a tous les sujets food ; Fighting Fish, pour le content, les projets spéciaux et les nouvelles technos ; Quad Télévision, qui, comme son nom l’indique, s’occupe des sujets TV ; Fix Studio, expert des effets spéciaux ; et le petit dernier : Art Bridge. A sa tête, Olivier Bassuet « Nous replaçons l’art au cœur de la production », explique-t-il. L’objectif : créer des ponts entre les artistes qui évoluent à travers différents médias, pour proposer aux agences et aux clients de se différencier par un contenu artistique fort.

« En agrégeant des talents différents, on crée forcément quelque chose d’original, d’unique ». Certes. C’est aussi la manière dont Olivier Directeur Général & Partner d’Art Bridge et François Brun, CEO & Co-fondateur de Quad Group voient le monde. « Nous avons une vision sans frontières, avec un appétit et un désir de réunir les gens autour d’un projet ».

Pensée comme une boîte à outils, Art Bridge anime une véritable réflexion autour des campagnes et des contenus, avec un parti pris toujours assumé : les œuvres des artistes ne peuvent pas vivre seules, mais doivent s’associer pour que ça fonctionne. « C’est tout un écosystème qui se met en place. L’un des projets vise par exemple à réunir le collectif 1024, qui consacre son travail à l’interaction entre les corps, l’espace, le son, l’image, la low et la high tech, l’art et l’architecture, Mathias Kiss, qui utilise un savoir-faire artisanal pour s’interroger sur les codes de l’habitat, et le musicien Fernando Favier qui travaille sur l’interactivité son / image / mouvement ».

Notre rôle est à la fois de produire et de créer de façon assistée.

Au sein d’Art Bridge, chaque production, même les objets, aura pour finalité un film, avec la volonté d’avoir une trace mémorielle. « Les artistes parleront de leurs projets, prendront la parole pour raconter leur processus de création et nous produirons une vidéo d’art pour celles et ceux qui n’auraient pas pu vivre l’expérience in situ », toujours dans une optique de créer plusieurs entrées de conversations avec une large audience. « Ils sentent que l’on propose une vraie ouverture ainsi qu’un respect de leur art, c’est aussi pour cela qu’ils nous rejoignent. Nous sommes un laboratoire de création : nous ne les mettons pas en danger, mais nous leur permettons d’explorer ».

Pour François Brun, c’est une démarche très vertueuse. « Chacun est là pour créer quelque chose de nouveau, et pour être mis en avant par la valeur de l’autre ». L’expérience est particulière : il y a 10 ans encore, les artistes ne voulaient pas partager leurs techniques, leurs secrets, leurs manières de faire.

 

Avec la venue des réseaux sociaux et des outils comme Instagram, les gens ont une envie féroce de partager ce qu’ils font.

Les projets sont excitants, mais pas seulement. Ils répondent à une vraie problématique des annonceurs du luxe, qui ont un besoin crucial de se différencier. Ils souhaitent s’appuyer sur des éléments exclusifs et innovants tout en ayant besoin de savoir à quoi cela pourrait ressembler. « A partir du moment où l’on agrège les talents, à l’arrivée, on obtient forcément quelque chose de nouveau, dédié à la cause de l’annonceur… et extrêmement ouvert aux médias ». Ainsi, un objet sera décliné en film, en événement, en application… « On ne cherche pas à mettre simplement un objet en exergue dans une exposition ».

Chaque création a de multiples aspérités et points d’entrée, qui créent de la conversation. « Les ponts, qu’ils soient nano ou micro, sont la traduction d’une création sensible : les œuvres sont participatives ».

Les différentes structures de Quad travaillent en interaction, à Clichy. « Chacun peut aider l’autre : cela nous permet d’agréger des talents différents. Ça bouscule les habitudes, ça permet de créer un état de réceptivité ». L’idée : être toujours « content first » : « la marque doit venir en accompagnement. Plus le contenu va être fort, intéressant ou conversationnel, plus les gens se poseront les bonnes questions, et voudront savoir qui est à l’origine de la production ». Pour François Brun, l’une des erreurs que font les annonceurs en ce moment est de se « rassurer » avec une omniprésence dans le film ou dans l’objet qu’ils produisent. « Cette présence crée un refus, ou une déception de la part du consommateur. Nous privilégions, surtout au sein d’Art Bridge, une simple signature finale, qui révèle le commanditaire du projet ». Olivier Bassuet explique que c’est la bonne dose entre la mise en avant des talents, le storytelling et le propos qui fait que l’art peut être communiquant, et pas juste gratuit. « Nous devons proposer des projets qui soient compréhensibles par tout un public. Comment susciter auprès des gens qui vont regarder ce que l’on fabrique une espèce d’étonnement, avec tout le côté positif que cela peut avoir lorsque l’on parle d’art ? »

C’est en ce sens que François Brun a choisi de s’associer avec Olivier Bassuet: « c’est un faiseur, pas quelqu’un qui cherche à sur-intellectualiser l’art, mais qui veut y trouver une forme de jouissance et par là attirer une audience sans jamais oublié d’y apporter du sens ». Le tout sans céder à la tendance, mais en suivant ses envies…

Jouissez !

#artbridgeparis

Mélanie Roosen - Le 2 déc. 2016
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