Tendances

Après les tendances, quelles transformations ?

Les tendances. Tout le monde en parle mais quelles sont celles qui vont vraiment changer le marketing en 2017 ? Yves Siméon et Frédéric Cavazza de Reload proposent leur vision.

Chaque année, c’est la grande messe des cahiers de tendances. Si chacun a sa patte, et/ou sa spécialité, on se demande parfois l’utilité de ces dernières qui sont amenées à s’évaporer après quelques mois ou, a contrario, à être recyclées jusqu’à l’infini (et oui c’est encore « L’ANNEE DU MOBILE » ).

Présentées dans un cercle intimiste, les Tendances 2017 RELOAD, Cavazza – Siméon abordent d’entrée le sujet : « les tendances sont devenues un sujet plus important qu’auparavant car le rapport au temps a changé. Il s’est accéléré, rendant chaque tendance applicable très rapidement » explique Yves Siméon. Phénomène d’accélération auquel il faut ajouter le fait que « auparavant les marques s’appropriaient les tendances, aujourd’hui se sont elles qui influencent et font bouger les marques. Par exemple, lorsque 60% des recherches se font sur mobile cela transforme beaucoup de pans du marketing » précise le fondateur.

Si l’on a compris cela, on comprend que les tendances permettent d’identifier les mutations structurantes à opérer dans un contexte toujours plus oppressant « pression des GAFA, défiance grandissante vis-à-vis des marques, crise économique, cadre législatif durcit… l’équation devient de plus en plus dure pour les marques » .

Encore faut-il savoir identifier les « vraies tendances, celles qui impliquent une transformation globale » explique Frédéric Cavazza, avant d’ajouter « qu’il y a certes des tendances fortes mais qui resteront cantonnées à leur secteur : voiture autonome, viande synthétique, blockchain, chaussures auto-laçantes… sont autant de tendances sectorielles qui ne devraient pas révolutionner l’ensemble des usages » .

En revanche, les consultants associés ont identifié 5 tendances profondes qui vont définitivement changer votre façon de faire du marketing :

Applications transparentes

Les signaux sont là : sur 35 millions, seuls 8,5 millions de mobinautes français ont téléchargé au moins une application au cours du mois de juillet. La tendance est donc au ralentissement.

Pour les consultants, l’avenir serait dans les progressive web app : « plus rapide à développer, moins chères, plus user friendly, ces sites web qui se comportent comme des applications natives et s’installent progressivement sur votre smartphone (icone sur l’écran d’accueil, stockage hors-ligne…) devraient succéder aux applications mobiles » explique Frédéric Cavazza.

 

Contenus natifs

Avec des pratiques d’optimisation du référencement toujours plus complexes et une dépendance toujours plus forte aux réseaux sociaux en termes de trafic, les articles natifs (Instant Articles, Snapchat Discover, LinkedIn Pulse…) décollent. Encore une fois en proposant un plus grand confort de lecture que de nombreux sites mobile, et une meilleure visibilité des articles. Pour témoignage : les chiffres communiqués par France 24 et WIRED. Le premier a connu +21% de visibilité sur ses articles et le second +25% de taux de clic. Seul hic, ce système bénéficie pour l’instant aux articles, et pas aux sites des éditeurs… avec la question de la monétisation des contenus que cela soulève.

Lean ads

La pub intrusive, non merci. Le succès des adblocks est là pour nous le rappeler. Face à ce rejet, nombreux sont les acteurs qui s’organisent comme en témoigne la « Coalition For Better Ads » pour une publicité plus respectueuse des audiences. « On passe de la publicité d’exposition à des contenus et des services à valeur ajoutée. La transition risque d’être douloureuse mais ça ne sera que mieux pour la profession » explique Frédéric Cavazza.

Assistants personnels

Siri, Google Assistant, Windows Cortana, Samsung Viv… ils sont enfin prêts, ils nous comprennent et cela sur toujours plus de points de contacts. La tendance est réelle :  8 millions d’Amazon Echo vendus, 1/5 des recherches Google qui sont vocales, boom des bots… les exemples sont nombreux et dépeignent tous un web ambiant dans lequel chaque objet pourrait se transformer en assistant personnel.

Smart Data

Si la rentabilité des chantiers Big Data est remise en question (investissements très lourds, longue courbe d’apprentissage...), une chose est sûre, la transformation des données est désormais plus efficace. On peut par exemple citer le fait que nous pouvons désormais converger des données issues de différentes sources, nous savons utiliser ces données pour doper la personnalisation et la créativité, ou encore l’utiliser à l’échelle industrielle comme c’est le cas dans le cadre de campagnes programmatiques.

L’idée d’une data qui serait « smart » se confirme.

Une conférence qui nous rappelle qu'au-delà des tendances c’est la capacité des marques à les intégrer, avec une stratégie d’investissement volontaire qui est important. Maintenant que de nombreuses innovations sont disponibles, les marques doivent inventer le marketing qui va avec... Du savoir à l'action, en 2017, on saute le pas !

Le cahier de tendances n’est malheureusement pas disponible en ligne…Pour y avoir accès, c’est ici.

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