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Michael Corleone, dans le Parrain

Amazon, la terreur des distributeurs ? L'Américain Best Buy prend les devants. Et ça marche !

Le 2 mai 2018

Comme le disait Michael Corleone dans Le Parrain : « Sois proche de tes amis, et encore plus proche de tes ennemis ». Un credo que Best Buy a parfaitement compris...

Amazon, la terreur des distributeurs, laisse souvent peu de choix à ses concurrents. Se faire racheter ou mourir... Et lorsqu’Amazon a racheté Whole Foods en 2017, le signal envoyé était clair : aucun secteur ne peut lui résister.

Pourtant, sans les magasins physiques, le succès d’Amazon serait plus fragile : en effet, les adeptes de la plateforme n’hésitent pas à se rendre en point de vente afin de tester les produits avant de les commander en ligne.

C’est bien beau tout ça, mais ça ne renfloue pas les caisses… Et difficile pour les distributeurs de voir la couleur de leur contribution aux transactions.

Plutôt que de rester les bras croisés, Best Buy, une chaîne américaine spécialisée dans la vente de matériel électronique, a pris une décision surprenante : plutôt que d’attaquer Amazon, la direction, sous la houlette du Français Hubert Joly, a choisi de s’en rapprocher.

Avec un simple contrat d’exclusivité, Best Buy s’assure ainsi de devenir le seul distributeur à proposer une nouvelle gamme de télévisions équipées du service de streaming vidéo d’Amazon et de la technologie d’Alexa, son assistant vocal. Les personnes intéressées pourront ainsi acquérir ces TV uniquement en magasin ou sur le site de Best Buy et, sur Amazon où Best Buy jouera pour la première fois le rôle de vendeur tiers.

Le signal n’est pas évident. D’un côté, Amazon se montre intéressé par les techniques de vente des magasins d’électronique (et n’hésite pas à former une armée de geeks pour expliquer aux consommateurs et consommatrices comment fonctionne Alexa, voire à se rendre sur place pour l’installer). De l’autre, il s’agit d’un geste d'ouverture envers Best Buy – alors que Jeff Bezos n’a pas hésité à écraser certains concurrents d’un revers de main. Pourtant, la question d’une acquisition ne se pose pas vraiment : combinées, les ventes des deux enseignes représenteraient entre 40 et 50% du marché américain sur le secteur de l’électronique – pas top en termes de respect du droit de la concurrence. Pourrait-il simplement s’agir d’une stratégie de rapprochement élaborée par Best Buy pour ne pas faire partie des victimes d’Amazon ? À ce sujet, le Bespoke Investment Group a établi son indice de « mort par Amazon », qui étudie les performances des entreprises les plus affectées par la croissance de la plateforme. Ambiance…

Mais comme le disait Michael Corleone dans Le Parrain : « Sois proche de tes amis, et encore plus proche de tes ennemis ». Intéressant !

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