ange ou démon

"Ok Google", tu peux nous expliquer ce que veut dire : « Do the right thing »  ?

À lire, les déclarations du fringant PDG de Google, Sundar Pichai, parues cette semaine dans le Washington Post... on se souvient - en s'amusant - que le slogan informel de la firme a été d'abord « Don't be evil » - à traduire par : "Ne soyez pas malveillants" - pour devenir en mai 2018 « Do the right thing » - c'est à dire "Faites le bon choix".

Mais choisir entre le bien et le mal n'est simple pour personne. Même pour celui qui a fait de son métier d'avoir réponse à tout...

"Ok Google", on t'explique.

Dans une interview parue le 12 décembre, Sundar Pichai convient que les nouvelles technologies peuvent avoir des conséquences néfastes sur les humains. Il ajoute même : "Nous devons admettre que nous ne pouvons pas construire des technologies pour ensuite les réparer. Je pense que ça ne marche pas." Sundar Pichai semble s'éloigner ici des préceptes généralement défendus par les gourous de la Silicon Valley : "on déploie massif, on ne compte pas les morts, et on réfléchit après". Si ce n'est pas encore de la sagesse... disons qu'on sent que cela voudrait en devenir.

Ce serait sans compter sur quelques voltefaces.

Le patron ne peut renoncer aux poncifs chers à ses confrères : le fameux coup des sauveurs du monde. Car, oui, les nouvelles technologies ont aussi un potentiel énorme, et de prendre, histoire d'embarquer tout le monde, l'exemple de la médecine. Le tout retombe sur une platitude : la techno, ce n'est ni bien, ni mal, donc... faut voir. Et surtout laisser faire.

Bref. En patron d'industrie tout ce qu'il y a de plus classique, Sundar tente de se dépatouiller avec les conséquences du déploiement de sa firme... sans vraiment vouloir les affronter. À la différence près qu'il traine derrière lui des revendications morales. Du « Don't be evil » de ses débuts, au « Do the right thing » d'aujourd'hui, Google a voulu encapsuler dans ses raisons d'être le fait de se placer... du côté des gentils. 

Il est peut effectivement temps de changer de statut pour reconnaitre que, en fait, "c'est compliqué" !  

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