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Mois de la Photo-OFF : tendances

L'ADN
Le 29 mars 2017

A l'occasion du Mois de la Photo-OFF, Olivia Mauriac réalise une interview de Neil Atherton, fondateur de l'événement. On y parle de Paris, de tendances, et de photographie...

A l'occasion du Mois de la Photo-OFF, L'ADN et CultureSecrets vous font gagner des places pour une visite exclusive de "Limites Naturelles".

Si vous souhaitez participer au concours, merci d'envoyer un e-mail à contact@culturesecrets.com, en précisant bien dans l'objet du mail : Visite exclusive de “Limites Naturelles” x L'ADN

Attention : les places sont limitées !

 

Vous êtes le fondateur du Mois de la photo - OFF, pouvez-vous nous parler de cet événement ?

Neil Atherton : Le festival consiste en une trentaine d’expositions à travers Paris et sa proche banlieue. Elles sont réparties le long de parcours que nous faisons visiter au public gratuitement chaque samedi après-midi. Notre programmation est visible sur notre site web et dans un catalogue imprimé pour toucher un public encore plus large et nous organisons des évènements tout au long du mois. Chaque édition du festival débute avec un grand vernissage qui met en avant notre ambassadeur, un jeune photographe parisien chez qui l'on perçoit un avenir prometteur dans le domaine. Cette année, il s'agit de Brice Dossin qui capte l’absurdité et l’étrangeté de notre monde avec beaucoup d’humour et de couleur.
Pour la première fois le festival se tient au mois d’avril alors qu’ il a historiquement lieu au mois de novembre. Je voulais donc profiter de l’arrivée du printemps pour faire sortir les gens dans la rue et dans les parcs. C'est ainsi que le week-end de lancement aura lieu dans la rue Androuet à Montmartre où Eva Léandre et la galerie Ségolène Brossette accueilleront le festival pour l’évènement RUE DE LA PHOTO x MOIS OFF. J’ai également invité le photographe Luke Stephenson à exposer sa série d’oiseaux exotiques dans l’ancienne serre du square des Batignolles qui sera transformé en « cage » d’oiseaux avec des tirages grands formats...

Vous ne postez sur votre blog que des photos prises avec votre smartphone, est-ce une façon de démocratiser la photographie ou d'embrasser la culture digitale ?

N. A. : Dans les années 50 il y avait les projecteurs de diapositives de Kodak mais aujourd'hui tout passe par les réseaux sociaux : Flickr, Tumblr, Instagram et même Snapchat… Quelle que soit la plateforme, les gens ont toujours envie de partager leurs photos. Aujourd’hui c’est avec son téléphone que l'on prend et partage nos images. C'est donc la technologie qui démocratise la photographie. Sans les progrès de la technologie, l’appareil photo serait toujours le même qu’au XIXème siècle, même si l’utilisation de la chambre noire et des procédés alternatifs revient à la mode... Moi, j’ai toujours adoré utiliser l’argentique et notamment avec des pellicules périmées qui font surgir un effet inattendu sur l’image. Mais avec les filtres Instagram, on peut tout manipuler et si j’utilise encore l’argentique j’aime aussi partager mes photos instantanément. Instagram est par ailleurs devenue une plateforme très intéressante pour découvrir des talents partout dans le monde. J’y vois de très beaux clichés, presque trop…

Vous avez publié un city guide sur Paris, pouvez-vous nous dire si la ville lumière est une bonne muse pour un photographe ?

Cela fait longtemps que j’habite à Paris, c’est donc un challenge pour moi de photographier cette ville car elle fait partie intégrante de mon quotidien. On voit souvent les mêmes images de Paris, des cartes postales assez classiques, ce n’était donc pas évident de faire quelque chose d'original pour un guide. C’est pourquoi dans ce livre j’ai choisi de créer une vision alternative de la ville, le but étant d'en faire découvrir les quartiers les moins connus. J’ai par exemple volontairement exclu la Tour Eiffel et c’est cette volonté de faire les choses de façon différente, de bousculer les codes, qui a fait que je suis aujourd'hui à la tête du Mois de la Photo-OFF. J’ai également fait un livre dans la même série (City Syndrome) sur Londres et New York et effectivement, ces deux autres villes étaient plus faciles à photographier.

L'idée d'un guide visuel est intéressante, l'adage "une image vaut 1000 mots" est-il plus que jamais d'actualité ?

N. A. : Il est clair que la façon la plus efficace de communiquer aujourd’hui c’est à travers l’image. Le langage visuel remplace progressivement le langage écrit – les émojis en sont un bon exemple – il y a donc toujours un avenir pour la photographie. Heureusement !


Samedi 1er avril à 15h :

Visite exclusive de “Limites Naturelles” à la Galerie Ségolène Brossette & Eva Léandre, et de la pop-up street artistique d’Abbesses pour le premier jour du Mois de la Photographie à Paris, en présence de Neil Atherton.


Chaque mois CultureSecrets vous donne accès à une sélection d’événements insolites et prestigieux, coupe-files, visites privées, places de théâtre, concerts, vernissages ou rencontres d’artistes dans des lieux d’exception... S'abonner ici.

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