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Dubaï, première ville convertie à la blockchain

Dubaï, première ville convertie à la blockchain
Introduction
Son Altesse Sheikh Hamdan souhaite faire de Dubaï la première ville reposant sur la blockchain. Cette stratégie permettrait d’économiser plus d’un milliard d’euros par an.

Smart Dubai et Dubai Future Foundation travaillent en collaboration pour mettre au point The Dubai Blockchain Strategy, un projet lancé par son Altesse Sheikh Hamdan : ce dernier vise à fournir aux Dubaïotes des solutions plus sûres, efficaces et des expériences urbaines optimisées grâce à la blockchain.

Car si la blockchain est apparue en 2008 pour servir de support au bitcoin, elle tend à se développer dans de nombreux domaines. Elle est une base de données faite de blocs imbriqués et cryptés dont on ne peut (en absolument aucun cas) modifier ou supprimer une information. Elle est l’alternative idéale aux fichiers informatiques et aux systèmes administratifs traditionnels peu fiables.

La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle (définition de Blockchain France). Par extension, elle constitue une base de données qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création. Cette base de données est sécurisée et distribuée : elle est partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire, ce qui permet à chacun de vérifier la validité de la chaîne. Comme l’écrit le mathématicien Jean-Paul Delahaye, il faut s’imaginer « un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et indestructible. »

Avec cette intention de mettre à profit toutes les opportunités qu’offre cette technologie dans son économie, Dubaï espère maintenir et consolider sa réputation de leader mondial de la technologie, un leader mondial dans l’économie intelligente… Si la ville réussit son pari, elle sera la première à baser toute son économie sur la blockchain et à faire office de figure de proue dans ce domaine.

L’adoption de la Blockchain par Dubaï permettra d’économiser 5,5 billions de dirhams (plus d’un milliard d’euros) chaque année sur le traitement des documents, ce qui équivaut à la construction d’une Burj Khalifa (la plus grande tour du monde) chaque année. The Dubai Blockchain Strategy repose sur trois piliers essentiels, précise le communiqué de Smart Dubaï : l’efficacité gouvernementale, la création d’industries et le leadership international.

Demandes de visa, paiements de factures et renouvellements de licences, qui représentent plus de 100 millions de documents chaque année, seront traités numériquement dans le cadre de cette nouvelle stratégie. La Blockchain permettra de réduire de 114 tonnes le taux de CO2 généré par le traitement traditionnel et d’accroître de manière considérable l’efficacité du gouvernement.

The Dubai Blockchain Strategy permettra aux citoyens et aux partenaires de créer de nouvelles industries utilisant la technologie Blockchain dans le secteur privé. Les domaines concernés : l’immobilier, la fintech, la banque, la santé, les transports, l’urbanisme, la smart energy, le e-commerce et le tourisme.

Le troisième pilier de cette stratégie est le leadership international. Dubaï ouvrira sa plate-forme Blockchain à ses homologues mondiaux (Europe, Amérique du Nord, Asie) afin d’améliorer la sécurité, la sécurité et la commodité des voyageurs internationaux à Dubaï. Les voyageurs internationaux bénéficieront ainsi d’une entrée plus rapide avec un passeport, d’une autorisation de séjour et de visas pré-approuvés; leur mobilité sera plus aisée dans la ville en raison de permis de conduire et de contrats de location de voiture approuvés; portefeuilles et paiements numériques temporaires seront également pré-authentifiés.

« Le projet Dubaï Blockchain Strategy est une première mondiale, c’est une expérimentation à grande échelle de la technologie « blockchain ». Son objectif est d’utiliser les propriétés de preuves et d’imputabilités pour créer la première Smart City et améliorer le bien-être des citoyens. », soulignent Edwige Morency et Alexandre David, co-fondateurs de Eureka Certification, organisme de formation sur la technologie Blockchain.

La mise en place du projet est prévue en 2020.
Dubai

Norman le 27 avril 2017 / Répondre

Bonjour, merci pour cet article. Attention lorsque vous dites que cette techno utilisée à cette échelle permettra d’économiser 114 tonnes de Co2: la validation des transactions opérées sur la Blockchain est particulièrement energivore. Il serait d’ailleurs intéressant de calculer le coût énergétique demandé par les ordinateurs pour réaliser toutes les transactions administratives dont vous parlez.

Supernanie le 30 avril 2017 / Répondre

Dans ce pays les fraudeurs se tiennent tranquilles car ils risquent gros, alors cela effectivement peut être sur et pas détourné. OK pour le co2 qu’il serait intéressant de connaître en puissance de calcul et donc en electricite 😉

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