1. Accueil
  2. Nouveaux usages
  3. Usages et style de vie
  4. Après la sci-fi, la cli-fi

Après la sci-fi, la cli-fi

homme devant une foret en feu
Introduction
Le cli-fi, ça vous parle ? C’est cette façon qu’on les artistes d’imaginer le futur, au prisme de catastrophes climatiques… Et ça a un succès fou.

Alors que la science-fiction fait des émules depuis de nombreuses années, un petit nouveau proche de celle-ci est récemment venu s’assoir à la grande table des genres littéraires, la cli-fi. Il s’agit de l’abréviation pour « climate fiction » (fiction climatique). Inventé par l’écrivain Dan Bloom, le terme désigne le plus souvent des romans post-apocalyptiques dans lesquels les catastrophes ont été causées par le réchauffement climatique (montée des eaux, hausse des températures…) 

Oubliez les croiseurs, la vitesse lumière ou encore les aliens aux doigts démesurés ; même si la climate fiction est indéniablement proche de la sci-fi, il est plus souvent question de simple survie dans une société (et un monde) à la dérive. La cli-fi emprunt à sa lointaine cousine le côté scientifique de la catastrophe, la temporalité futuriste et (évidemment) l’aspect fictionnel du récit.

Pourtant, dans plusieurs œuvres, la réalité n’est pas nécessairement bien loin. Il faut dire qu’il suffit d’allumer la télé pour trouver l’inspiration – l’année 2017 a été remplie de catastrophes liées au climat aussi impressionnantes que meurtrières : incendie géant en Californie, ouragan à Porto-Rico, tremblement de terre au Mexique, inondations à Houston… La liste est longue comme le bras d’E.T.

De plus, les écrivains-aines menant ce raz-de-marée littéraire tentent la plupart du temps de rester dans les limites du champ des possibles. Ils optent généralement pour des situations initiales crédibles et des catastrophes réalistes tout en utilisant la science.

Une montée en puissance aussi inexorable que le réchauffement climatique

Les romans de fiction climatique ne sont pas nouveaux : Voyage au Centre de la Terre (1864), Dune (1965) ou encore Les Raisins de La Colère (1939) en sont de parfaits exemples. Mais, avec l’ouverture des consciences vis-à-vis du réchauffement climatique et de l’intérêt grandissant du public concernant le sujet, le genre est en pleine croissance.

Si le genre a explosé ces dernières années, c’est aussi par ce qu’il est en quelque sorte devenu le terrain de jeu des défenseurs de l’écologie. À l’heure où le climato-scepticisme occupe une bonne place sur les écrans, la cli-fi fait office de moyen d’expression mais aussi d’information. Du fait du respect des faits scientifiques, les œuvres ont un réel potentiel de sensibilisation.

Un panel d’œuvres hétéroclites

Comme cités auparavant, des livres aussi connus et cultes que ceux écrits par Jules Verne, John Steinbeck et Frank Herbert possèdent les caractéristiques pour être qualifiés comme des œuvres de cli-fi, mais la liste est loin de s’arrêter là. Pêle-mêle, on trouve du très bon : La Route (le livre comme le film), Snowpiercer, Mad Max, La Servante Écarlante (le livre et la série), La Fille Automate de Paolo Bacigalupi… et du moins bon : Le Jour d’Après ou encore Postman

Ajouter votre commentaire