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Dix avancées technologiques majeures qui débarqueront en 2018

Boule de cristal
Introduction
L’année dernière aura été celle des bots, du deep learning ou encore de la voiture autonome. Que nous réserve 2018 ? Place au top 10 des technologies à suivre d’après la MIT tech review.

Intelligence artificielle  capable de créer des images, écouteurs qui traduisent en temps réel, anticipation des maladies et évaluation du caractère grâce à la génétique… 2018 devrait voir plusieurs technologies faire un bond en avant. La MIT tech review recense celles qui auront un impact majeur.

Pour établir sa sélection, la revue s’est concentrée sur les innovations qui modifieront le quotidien de la population, qui façonneront nos vies… il ne sera donc pas question ici de tourisme spatial (désolé).

Les recherches actuelles, annonces récentes et derniers produits ayant vu le jour ont également été prises en compte.

Imprimerie 3D en métal

OK les imprimantes 3D n’ont rien de nouveau. Mais à l’heure actuelle, les designers utilisent presque exclusivement du plastique, notamment pour la création de prototypes. Les autres matériaux, comme le métal, s’avèrent beaucoup plus coûteux et les impressions plus longues.

Ces deux derniers éléments sont en train de changer : Markforged, une startup américaine, a dévoilé une imprimante 3D capable de prendre en charge le métal qui coûte moins de 100 000 dollars. Son utilisation autorise une production de masse automatisée.

Cerise sur le gâteau : il est question ici d’acier inoxydable plus léger et solide que les métaux classiques. 

Grâce à l’impression 3D métallique, le néerlandais Joris Laarman a créé un pont construit par des robots qui traverseront un canal à mesure que leur travail progresse.

pont construit par des robots

Embryons artificiels

Voilà de quoi redéfinir la façon de créer la vie : des scientifiques de l’université anglaise de Cambridge ont assisté au développement d’un embryon de souris créé uniquement à partir de cellules souches. Ni ovule, ni spermatozoïdes, il s’est formé en associant des cellules à un autre embryon.

Si cette expérience pourrait permettre de faire progresser la recherche sur l’apparition de l’homme, elle va à coup sûr relancer de vifs débats sur l’éthique.

La généralisation de l'intelligence artificielle

La solution pour généraliser l’IA ? Des outils de deep learning hébergés sur le cloud. À l’heure actuelle, c’est Amazon qui domine le secteur avec AWS. Il y a également Google avec TensorFlow et la sortie prochaine de Cloud AutoML.

De son côté, Microsoft a développé Azure, son propre cloud. L’entreprise s’est ensuite alliée à Amazon pour créer Gluon, une bibliothèque de deep learning. Celle-ci devrait grandement faciliter la création de réseaux neuronaux (technologie clef pour l’intelligence artificielle).

Une smart city qui entend les besoins de ses habitants

De nombreuses villes intelligentes ont échoué, que ce soit à cause d’objectifs inaccessibles ou du coût pharamineux de leur développement. Malgré tout, Toronto a fait le pari avec son futur quartier. Appelé Quayside, il est censé repenser la vie en collectivité grâce aux nouvelles technologies.

La nouvelle zone portuaire sera bardée de capteurs pour une analyse des besoins de la population alors que les tâches domestiques seront accomplies par des robots. Oubliez les adolescents à vélo qui livrent le journal, c’est une machine qui s’en chargera.

illustration de quayside

Une intelligence artificielle dotée d'imagination

L’intelligence artificielle est devenue robuste pour identifier certains objets. Contrairement à Dustin Hoffman dans Rain Man, elle ne peut pas compter les allumettes en un éclair. Mais si vous lui montrez un million d’images, elle sera capable de dire lesquelles représentent un piéton traversant la rue.

Si elle pouvait créer elle-même des images réalistes de ce type, cela faciliterait (par exemple) l’apprentissage dans les voitures autonomes. Mais pour cela, il faudrait que l’IA possède une imagination.

Un étudiant de l’Université de Montréal a justement développé une approche appelée Generative Adversarial Network (GAN). Le principe ? Opposer deux IA qui vont jouer au chat et à la souris. L’une d’entre elles modifiera des images qu’elle connaît alors que l’autre devra dire si, oui ou non, le visuel est réaliste. A force de répétitions, la première intelligence artificielle devient capable de créer des images réalistes totalement nouvelles. Vous pourrez traverser la rue en toute sérénité… quand la circulation sera exclusivement composée de voitures autonomes.

Du gaz naturel non polluant

Peu cher et disponible en quantité, le gaz naturel est une source d’électricité largement utilisée (22% de l’électricité mondiale). Même si cette ressource est moins polluante que le charbon, elle est synonyme d’émissions de gaz carbonique.

Une centrale de Houston teste actuellement une technologie qui permettrait de rendre le gaz totalement « vert ». La planète pourrait ainsi produire une ressource carbone-free à partir d’énergie fossile à un coût raisonnable.

Les écouteurs polyglottes

Google a sorti une paire d’écouteurs équipés de son assistant, ils peuvent donc traduire 40 langues en temps (presque) réel via Google Traduction et le Google Pixel. Les Pixel Buds, censés concurrencer les Air Pods d’Apple, font office de tour de Babel portative.

Grâce à une enceinte intégrée, une phrase en français sera quasi instantanément traduite en espagnol, il en ira de même pour la réponse de l’interlocuteur.

Google demos real time language translation with new Pixel 2

Une vraie protection de la vie privée en ligne

Internet et vie privée sont loin d’aller de pair… Sans parler de vol d’identité, il est à l’heure actuelle impossible de prouver qu’on a plus de 18 ans sans donner sa date de naissance ou de démontrer que l’on possède assez d’argent pour un achat sans dévoiler la balance de ses comptes.

Un outil basé sur un protocole cryptographique émergent appelé zero-knowledge proof (preuve sans connaissances) pourrait changer la donne. L’idée est née grâce à Zcash, l’entreprise de crypto monnaie qui a développé la zk-SNARK (pour zero-knowledge) pour permettre à ses utilisateurs d’effectuer des transactions de manière anonyme. Si cette méthode se généralise, il serait possible de surfer sans distiller tout type d’informations sur la toile.

La boule de cristal génétique

Les scientifiques se rapprochent de plus en plus de madame Irma pour ce qui touche aux naissances et à l’ADN. Un jour, il sera possible d’évaluer les chances d’un bébé de devenir accro à la cigarette ou d’avoir des problèmes de santé.

En utilisant des données issues d’études sur la génétique, les scientifiques ont d’ores et déjà créé ce qu’ils appellent le « score de risques polygéniques ». Ils peuvent ainsi établir des probabilités qui aideraient potentiellement à repérer et traiter des cancers plus rapidement.

Cette pratique est également sujette à débat du fait du danger de discrimination génétique qu’elle pourrait engendrer.

Saut quantique

La prochaine grosse avancée informatique est au coin de la rue. Les ordinateurs de demain seront capables de choses à l’heure actuelle encore inconcevables.

Une des possibles applications serait le design de molécules. Les chimistes rêvent de pouvoir décrire, analyser et reproduire plus fidèlement le comportement des molécules. Pour le moment, il est trop compliqué de simuler le mouvement des électrons, ne serait-ce qu’au sein d’un molécule simple.

Pour les ordinateurs quantiques, qui abandonneront le binaire pour les « qubits » : aucun problème.

Récemment, des chercheurs de IBM ont utilisé un ordinateur quantique de sept qubits pour modéliser une molécule faite de trois atomes. Avec de meilleurs algorithmes, la recherche n’ira que plus loin.

Anonyme le 15 avril 2018 / Répondre

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