Susciter des vocations, un enjeu à court terme pour le secteur de la cybersécurité

Cybersécurité : comment casser l’image (fausse) du secteur ?

Avec Microsoft
© scyther5 / iStock

Depuis plusieurs années, le secteur de la cybersécurité connaît une pénurie de talents et de vocations. La faute, entre autres, à une image en décalage avec la réalité.

Oubliez tout ce que vous savez sur la cybersécurité, il y a des chances que vous ayez tort ! Ce secteur mal connu nourrit les fantasmes et s’est construit malgré lui l’image d’un domaine fermé, voire difficile d’accès. La faute à une idée tenace : celle d’un homme, le visage dissimulé dans sa capuche, devant un ordinateur ou des lignes de code vertes à la Matrix… Pas de quoi attirer les foules si on en croit les chiffres pointant la pénurie des compétences numériques. Un problème alors que la cybersécurité est un enjeu stratégique.

Une pénurie de talents au niveau mondial

« On estime qu’il y a 5 000 postes à pourvoir dès maintenant en cybersécurité en France, souligne Arnaud Jumelet, National Security Officer chez Microsoft France, et 2 millions au niveau mondial. »

Le secteur est pourtant très rémunérateur : un ingénieur cybersécurité sans expérience peut prétendre à un salaire de 40K€ dès sa première année, et atteindre les 80K€ au-delà de huit années d’expérience. Alors, pourquoi une telle pénurie de talents ?  

Frein 1 : une image en décalage avec la réalité 

Le secteur de la cybersécurité reste obscur pour une grande partie de la population. Trop technique, trop compliqué, trop solitaire… « Il faut démystifier ce métier, très masculin dans sa représentation, souligne Arnaud Jumelet. Il faut sortir des images d’homme seul à capuche dans le noir devant un écran. Ces poncifs ne sont pas attrayants et ne permettent pas de se projeter dans les métiers de la cybersécurité. Ils ne sont pas représentatifs car en réalité, ces métiers sont plutôt des métiers de passion !  » .

Curiosité intellectuelle pour comprendre comment la cybersécurité fonctionne, souci du bien commun, envie de protéger une entreprise… Voilà ce qui anime les acteurs du secteur, bien loin de l’idée du geek qui bidouille dans son coin ! Surtout : il n’y a pas un, mais bien des métiers de la cybersécurité.

Frein 2 : une méconnaissance de la pluralité des métiers 

26 : c’est le nombre de métiers de la cybersécurité listés par l’Anssi dans son Panorama des métiers de la cybersécurité. Sans compter la dizaine de métiers connexes au secteur qui relèvent de la gestion du risque, de la data protection, du juridique, de la conformité, de la communication ou de l’évangélisation. Bref, la cybersécurité est un secteur qui recrute des profils extrêmement variés !  

« Il y a une méconnaissance des métiers de la cybersécurité, qui peuvent être très différents, souligne Arnaud Jumelet. Si on prend le DPO (Data protection officer, qui traite de la conformité), c’est un métier qui demande une compétence double, à la fois technique et juridique. Cette fonction casse complètement l’image de la personne seule sur son ordinateur, car c’est un métier où il faut au contraire être en contact et échanger régulièrement avec d’autres collaborateurs. Finalement, la plupart des métiers de la cybersécurité requièrent beaucoup de communication et de pédagogie. Donc du lien social. »  

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