
Un quart des familles françaises sont monoparentales, 40 % dans certaines villes. Face à cette réalité, des municipalités pionnières instaurent un "droit au répit" pour des parents, majoritairement des mères, souvent au bord de l'épuisement.
Entre 1975 et 2021, la part des familles monoparentales est passée de moins de 10 % à plus d'un quart - dans certaines villes, ces taux dépassent 40 %. Ces ménages sont particulièrement exposés à la précarité : près d'un sur 5 vit sous le seuil de pauvreté.
Soutien essentiel
Quelques villes pionnières prennent le sujet à bras-le-corps : Montpellier, Marseille, Dijon ou encore Ris-Orangis, toutes mettent en place des dispositifs et créent des statuts pour favoriser l'accès à des aides et services. En plus de ce soutien financier et logistique, certaines villes instaurent un droit au répit. Un soutien essentiel pour ces parents - à 81 % des femmes - dont le quotidien laisse peu de temps pour souffler. Depuis 2024, la ville de Montpellier propose des weekends réservés aux mères solo, organisés à la Grande Motte. Pendant que les mamans s'adonnent à des activités, des professionnels s'occupent des enfants. À Ris-Orangis le droit au répit fait également son apparition dans le vocabulaire administratif, avec le dispositif « Un temps pour soi » pendant lequel les enfants sont pris en charge.
Considérer les besoins des familles monoparentales, c'est aussi adapter les offres de logements. Encore faut-il avoir les bonnes données. Dans une émission sur le sujet diffusée sur France Culture, le maire de L'Étang-la-Ville (Yvelines) Daniel Cornalba, souligne le décalage entre les études terrains et les remontées aux administrations : il a ainsi fait construire des T3 et T4 « sur la base de données obsolètes » alors que les besoins immobiliers portent davantage sur les T1 et T2. Des administrations plus à l'écoute pour des administrés plus apaisés, et si c'était ça, la ville du futur ?






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