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Une cyborg danse au milieu d'une ville
© MATJAZ SLANIC via Getty Images

Psydesigner, courtier en données personnelles : que ferez-vous en 2030 ?

Sup de Pub
Le 5 févr. 2019

Selon une étude Dell, 85% des emplois de 2030 n’existent pas encore... Tout est à apprendre, tout est à faire, tout est à inventer et c’est une bonne nouvelle !

En 2030, le monde du travail pourrait se diviser en deux catégories : d’un côté les nouveaux métiers du numérique, de l’autre, les groupes de métiers ringardisés par le numérique et la robotisation. Nous entrons dans la seconde phase du développement numérique et les prochaines années verront l’émergence d’une véritable intelligence cognitive, capable d'imaginer des solutions, d'interpréter des données, même imparfaites, comme le font les humains actuellement. La troisième phase, selon l'étude de Dell, sera l'apparition de l'«être humain virtuel»… après 2030 néanmoins ! Demain, les métiers du numérique comme le démystificateur d’algorithme, le data analyst et ceux qui n’existent pas encore seront les plus demandeurs d’experts. Architecte micro-énergéticien, psydesigner, courtier en données personnelles, et toi : tu veux faire quoi quand tu seras grand ? 

Mais rassurez-vous, nul besoin de chuchoter des lignes de codes à l’oreille des machines pour trouver sa place dans le monde du travail en 2030.

Pour France Stratégie, l’avenir appartient à la silver economy. Dans son rapport Prospective des Métiers et Qualifications à l’horizon 2030, l’organisme souligne que le vieillissement de la population dopera mécaniquement le secteur du soin et d’aide à la personne. Rien que sur les 10 dernières années, il a créé près de 400 000 emplois et à lui seul, le vieillissement démographique pourrait générer 160 000 emplois d’aide à domicile d’ici 2022...

24 millions d'emplois pour le climat, et moi et moi et moi

Troisième moteur pour l’emploi de demain : le climat. À elle seule, la lutte contre le réchauffement climatique devrait créer 24 millions d’emplois dans le monde, selon l’Organisation internationale du travail (OIT). Un marché dopé par le développement des énergies renouvelables, la conception et l’entretien des voitures électriques ou encore l’amélioration de l'efficacité énergétique dans les bâtiments existants et futurs.

Selon l’Ademe, un million d’euros investi dans ce domaine crée 15 emplois contre 6 pour ce même million investi dans le charbon ou le nucléaire. L'Ademe estime jusqu’à 400 000 emplois créés en lien avec la transition énergétique en 2030. Un programme national de formation a d'ailleurs été lancé dans ce sens pour préparer 10 000 jeunes et demandeurs d'emploi aux métiers de l’économie circulaire.

Au-delà du diplôme, les employeurs seront particulièrement attentifs à la polyvalence et le fait d’acquérir de nouveaux savoirs. « Il faut apprendre à apprendre », indique le chasseur de têtes Jacques Froissant. Au-delà de la formation et des expériences professionnelles, la personnalité du candidat et ses compétences comportementales (travail en groupe, résistance au stress…) entrent en ligne de compte. En 2030, une carrière de slasheur (composée de différents métiers) sera banale. La clé de la réussite réside déjà dans les compétences transversales et la capacité d’apprendre tout au long de sa vie. Car travailler, ce sera d’abord savoir se réinventer.

Repenser la notion d'emploi

Côté recrutement, face au développement de sites de rencontres professionnelles tels Monkey Tie ou Jobr, les recruteurs vont devenir de véritables analystes comportementaux. La datafication des données RH sera capable d’identifier le potentiel de chaque profil. Quant au traditionnel CV, il est déjà remplacé par les réseaux sociaux, comme l’a testé l’agence DDB Oslo avec une campagne de recrutement via Snapchat, ou encore TMP Labs qui imagine comment Google Glass pourrait influer sur la manière dont les recruteurs mènent les entretiens.

En suivant ces prospections, certains métiers sont par conséquent voués à disparaître. Beaucoup d’employés sont déjà remplacés par la machine tandis que l’intelligence artificielle sera responsable de 85% des interactions clients rien qu’en 2020, selon les prévisions du cabinet Gartner.

Mais une évolution en appelle une autre : les candidats aussi repensent la notion de travail : le freelancing rebat les cartes et tend à se développer. Résultat : la source de revenus ne sera plus liée à un seul emploi. Il en va de même pour les horaires de travail atypiques (nuit, week-end). Quant au CDI, que restera-t-il de ce vestige du 20e siècle ?

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