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    Loïc Quenault, directeur communication de PIXELIS

    Loïc QUENAULT

    Loïc Quenault est membre de L’ADN Le Shift, le collectif du média L'ADN, son prolongement humain.

    Si vous deviez raconter votre parcours en quelques lignes… quel fil rouge relie vos différentes vies professionnelles et personnelles ?

    L.Q. : Formation en sociologie, anthropologie et sciences politiques, les sciences sociales ont toujours porté mon travail, mes réflexions et ma perception du monde. J'entre chez Pixelis après plusieurs aventures infructueuses dans le public et les grandes institutions européennes. Je vais avoir la chance de faire plein de métiers différents ! Mais aussi de partager mon temps avec l'enseignement de la stratégie de com et la com RSE dans des écoles supérieures. Je finis par prendre la direction de la com de Pixelis et à porter notre mission d'impact en interne, dans notre communauté et chez nos clients.

    Aujourd’hui, qu’est-ce qui vous occupe l’esprit ou vous fait vous lever le matin (en dehors du café) ?

    L.Q. : Aujourd'hui je fais de cette mission d'impact de Pixelis, alliée à mes convictions personnelles, un cheval de Troie pour porter les voix du changement, de la transition, de l'adaptation et du renoncement auprès des communautés et de nos marchés. Chambouler les modes de penser, de produire, de travailler, je pense que c'est ce qui me motive tous les jours à aller au travail !

    Y a-t-il une rencontre, une date ou un moment qui a changé votre manière de voir le monde ?

    L.Q. : Oui, c'était lors de ma première résidence avec le mouvement B Corp au festival Agir pour le vivant, en août 2023. Après avoir été bercé par les beaux discours RSE corpo compliant pendant des années, avoir fait 1000 projets sur ces sujets pensant que j'allais "dans le bon sens", pour la première fois je me suis confronté à la vision d'experts, de scientifiques, d'activistes (Cyril Dion, Alexandre Monin, Marine Calmet...) qui avaient une vision très différente et bien plus militante que moi. 5 jours de rencontres, d'ateliers et de conférences qui m'ont touché, transformé et inspiré. J'en ai fait un podcast que j'ai renouvelé l'année d'après.

    Les œuvres (romans, films, expositions, séries, BD, musiques…) qui vous ont retourné ou que vous glissez volontiers dans les mains de vos amis ?

    L.Q. : C'est simple et hypercohérent : à 17 ans : découverte de Fight Club et de la pensée nihiliste, donc lecture de tout le courant minimaliste de Chuck Palahniuk, Bret Easton Ellis... Lecture de Nietzsche, de la notion du Surhomme... Bref une belle base de pensée pour remettre en question la société, ses constructions et ses mécanismes de domination ! (Je vous jure j'avais quand même des amis au lycée ! )

    Mutation ou transformation : quel grand changement (sociétal, technologique, culturel…) vous semble le plus déterminant pour votre secteur ?

    L.Q. : La prise de conscience progressive que le marketing et la communication étaient d'une futilité impressionnante et surtout participaient à la propagation de stéréotypes, nourrissaient un système capitaliste complètement déconnecté du vivant et de nos ressources naturelles. Donc les marques, les entreprises sont dans une démarche de ne plus faire n'importe quoi et de ne plus dire n'importe quoi. Alors évidemment ce n'est pas une généralité, mais le secteur tend à plus de conscience et de responsabilité.

    Une collaboration, un projet ou une initiative dont vous êtes particulièrement fier ?

    L.Q. : Tous les projets que j'ai faits avec le mouvement B Corp : podcasts, vidéos, résidences, festival...

    Votre manière d’innover : comment cultivez-vous la curiosité ou la créativité dans votre quotidien professionnel ?

    L.Q. : S'entourer d'un écosystème de personnes et de talents qui font des trucs dingues, niches, inspirants...

    Une personnalité ou un courant de pensée qui influence votre manière de voir le monde du travail ?

    L.Q. : Mère Teresa ! Non je rigole, elle était archi toxique la miskina... En ce moment je dirais qu'Olivier Hamant et la robustesse, ça me parle bien !

    Vous faites partie de L’ADN Le Shift, ce think tank un peu hors-norme : qu’avez-vous envie d’y trouver, ou d’y apporter ?

    L.Q. : Je veux qu'on écrive des tribunes ensemble, qu'on propose des ateliers à des boîtes ou à des organisations, DES ÉCOLES... Qu'on sorte un peu plus de notre entre-soi, qu'on challenge les vieux un peu trop certains de leurs acquis !

    Votre ambition ou vos rêves pour demain : quel impact aimeriez-vous avoir sur votre organisation, votre secteur ou la société ?

    L.Q. : Pouvoir outiller tous les collaborateurs de vrais leviers de transformation de leurs organisations. (re)Politiser nos organisations pour repenser la place de l'entreprise dans la société et son utilité pour la cité et pour le vivant.

    Enfin, si vous deviez résumer votre raison d’être en une phrase, une maxime, une réplique culte ou même une punchline… Ce serait ?

    L.Q. : "J'achète plus, j'designe, Boss lady ouais, c'est moi ! " Parce qu'on a pas assez l'occasion de citer Théodora.

     

     

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