Un couple de seniors aux cheveux blancs

Vieillissement mondial : les nouveaux défis de la pharma

Avec Servier

En 2050, la majorité des seniors vivront dans les pays émergents, mettant sous tension les systèmes de santé mondiaux. Entre accès aux soins, prévention et recherche sur la longévité, l'industrie pharmaceutique doit réinventer sa mission.

Longtemps cantonné aux économies les plus avancées, le vieillissement de la population est désormais un phénomène global. La proportion de plus de 60 ans devrait passer de 12 à 22 % entre 2015 et 2050, date à laquelle 80% des personnes âgées vivront dans des pays à revenus faibles ou intermédiaires. Irréversible et durable, le vieillissement a un impact social et économique majeur et pose la question de son accompagnement. On parle alors du « bien vieillir », décrit comme une priorité globale par l'OMS. Le secteur de la santé en général, et l'industrie pharmaceutique en particulier, sont amenés à jouer un rôle central dans cette transition.

Garantir l'accès aux soins

Le vieillissement entraîne naturellement une augmentation de la demande de soins à l'échelle globale et exerce une forte pression sur les systèmes de santé et d'assurance. Selon une étude menée par Clariane et le cabinet Asterès, d'ici 2030 le seul effet du vieillissement aura engendré une hausse de 4,8 % des dépenses de santé en France par rapport à 2023. Dans le même temps, le prix des médicaments augmente et reste proportionnellement plus élevé dans les pays à faibles revenus. Cette équation économique complexe fait peser le risque d'une santé à deux vitesses, et plaide pour la mise en place de nouveaux modèles, au sein desquels l'industrie pharmaceutique a un rôle à jouer.

Le développement de solutions thérapeutiques innovantes peut également jouer un rôle dans l'accès aux soins des personnes âgées. Les Single Pill Combinations, qui regroupent plusieurs principes actifs dans un seul comprimé, permettent ainsi de simplifier la prise des traitements. Ils facilitent l'adhésion thérapeutique de personnes touchées par des maladies chroniques comme le diabète, l'hypertension artérielle ou l'hypercholestérolémie. Ils permettent également de répondre à l'enjeu des pathologies multiples, plus fréquentes chez les personnes âgées.

Développer de nouvelles capacités de production

L'expansion de la demande au niveau mondial, en partie liée au vieillissement de la population, pose également des questions de production et de distribution. DHL note par exemple des besoins croissants de livraison de médicaments à domicile, un marché estimé à presque 30 milliards de dollars d'ici 2029. Chez Servier, cet enjeu se concrétise dans un effort de sécurisation de l'ensemble de la chaîne de production. L'ouverture de la nouvelle usine d'Egis en Hongrie permet par exemple de renforcer la production industrielle du Daflon. Plus généralement, un effort de diversification de l'approvisionnement, de modernisation technologique de l'appareil industriel et de gestion responsable des stocks permet au groupe de garantir la robustesse de son approvisionnement.

La vieillesse, une maladie comme une autre ?

Au-delà de l'optimisation technique de la production ou de la distribution de médicaments, le sujet du « bien vieillir" est intimement lié à un changement de regard sur la santé. Celui-ci passe en particulier par un décentrement des logiques curatives et un effort renouvelé de prévention. Dans ce contexte, l'industrie pharmaceutique peut s'associer aux dispositifs classiques de santé publique, liés à l'alimentation, à la pédagogie ou au dépistage. C'est ce que fait Servier à travers son soutien au « May Measurement Month » mené par la Société Internationale d'Hypertension, ou à la Journée mondiale du Cœur de la World Heart Federation. Au-delà de la communication, les logiques préventives nourrissent le développement rapide de nouveaux domaines de recherche. La compréhension du microbiome intestinal des personnes les plus âgées au monde est aujourd'hui une priorité afin d'orienter les recommandations alimentaires. Tout comme la lutte contre la résistance aux antibiotiques, qui touche les personnes âgées de manière disproportionnée.

En outre, la question du vieillissement nourrit une réflexion autour de sa définition même. Jean-Marc Lemaître, directeur de recherche INSERM à l'Institut de Médecine régénératrice et Biothérapie de Montpellier, plaide ainsi pour le traitement de la vieillesse comme « une maladie à part entière ». Il ouvre la voie à une généralisation des traitements épigénétiques, sur des personnes âgées saines, dans le but de freiner la sénescence. Il s'inscrit ainsi dans le dynamisme actuel des recherches sur la longévité, prises en tenaille entre les promesses d'un vieillissement en meilleure santé et les excès d'une campagne menée contre le plus naturel des phénomènes : la mort.

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