Julien Menez, Directeur RSE chez Sacem

    Julien Menez

    Julien Menez est membre de L’ADN Le Shift, le collectif du média L'ADN, son prolongement humain.

    Si vous deviez raconter votre parcours en quelques lignes… quel fil rouge relie vos différentes vies professionnelles et personnelles ?

    J.M. : Le fil serait plutôt multicolore ! Un début de carrière à Paris sur des sujets de création de sites internet chez Fullsix (désormais groupe BETC) début des années 2000 qui s'est poursuivi au Brésil et en Argentine dans la coordination internationale des achats chez PSA Peugeot Citroën, puis en agence, à mon compte ou chez Hopscotch à Paris et de nouveau au Brésil (sur l'événementiel de la coupe du monde de football 2014 pour le partenaire officiel Sony Corporation Japon), et Havas entre 2016 et 2019. Les 7 dernières années, j'ai basculé "chez l'annonceur" en rejoignant le PMU puis la Sacem depuis 2023 en tant que directeur de l'engagement. Cette "couleur RSE" s'est invitée dans mon parcours à partir de 2016 lorsque je suis arrivé chez Havas où j'ai investi ces sujets pour différents clients. Elle ne m'a plus quitté.

    Aujourd’hui, qu’est-ce qui vous occupe l’esprit ou vous fait vous lever le matin (en dehors du café) ?

    J.M. : Globalement, l'envie de faire bouger les lignes.
    Plus concrètement : aller voir comment ça se passe dans le jardin, prendre mon scooter pour déposer le benjamin à l'école.

    Y a-t-il une rencontre, une date ou un moment qui a changé votre manière de voir le monde ?

    J.M. : La naissance de mon fils aîné en 2005.
    Puis celle de ma fille en 2010.
    Et celle du petit dernier le 13 novembre 2015.

    Les œuvres (romans, films, expositions, séries, BD, musiques…) qui vous ont retourné·e ou que vous glissez volontiers dans les mains de vos amis ?

    J.M. : Il y en a beaucoup. Mais dernièrement : le dernier roman de mon amie Claire Jéhanno (Qu'importe la nuit) et Vivre de Boualem Sansal. Côté sons, le professionnalisme, la créativité et la pugnacité de Théodora me scotchent. J'aime beaucoup Balthazar également et reste un grand écouteur de David Bowie.

    Mutation ou transformation : quel grand changement (sociétal, technologique, culturel…) vous semble le plus déterminant pour votre secteur ?

    J.M. : Dans la musique, l'IA qui peut être un outil formidable pour les créatrices et créateurs représente un danger immense pour le droit d'auteur. Il est aujourd'hui déterminant de légiférer sur le pillage des œuvres effectué par les outils d'IA générative.

    Une collaboration, un projet ou une initiative dont vous êtes particulièrement fier·e ?

    J.M. : En novembre 2025, l'organisation d'une soirée célébrant la carrière de Francis Cabrel à la Maison de la Radio et de la Musique avec une quinzaine d'artistes et de musiciennes/musiciens.

    Votre manière d’innover : comment cultivez-vous la curiosité ou la créativité dans votre quotidien professionnel ?

    J.M. : Le lien avec les nouvelles générations associé avec de la veille en continu sont deux éléments clefs.

    Une personnalité ou un courant de pensée qui influence votre manière de voir le monde du travail ?

    J.M. : Ni une personnalité, ni un courant de pensée mais une approche : travailler ET rire/s'amuser n'est pas incompatible, bien au contraire.

    Vous faites partie de L’ADN Le Shift, ce think tank un peu hors-norme : qu’avez-vous envie d’y trouver, ou d’y apporter ?

    J.M. : Des personnalités différentes avec lesquelles échanger et débattre sur des sujets de société, pour construire un futur désirable.

    Votre ambition ou vos rêves pour demain : quel impact aimeriez-vous avoir sur votre organisation, votre secteur ou la société ?

    J.M. : Mon quotidien est simple : faire en sorte que les sujets relatifs à la RSE deviennent parties intégrantes de tous les sujets et soient pris en compte systématiquement par toutes et tous.

    Enfin, si vous deviez résumer votre raison d’être en une phrase, une maxime, une réplique culte ou même une punchline… Ce serait ?

    J.M. : Il y en a deux. Comme je l'écrivais plus haut : travailler ET rire/s'amuser n'est pas incompatible, bien au contraire. Et j'aime beaucoup "Laisse pisser" (ce n'est pas très élégant mais cela a le mérite d'être parlant).

     

     

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